mardi , 21 mai 2019

Plus de 40.000 personnes risquent de mourir de faim au Soudan du Sud

Plus de 40.000 personnes risquent de mourir de faim dans des zones du Soudan du Sud, en proie à une guerre civile, ont averti les Nations unies lundi, appelant les belligérants à permettre l’acheminement de l’aide humanitaire.

« Pres de 25% de la population du pays reste dans le besoin urgent d’aide alimentaire, et au moins 40.000 personnes sont sur le seuil d’une catastrophe », ont déclaré l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et le Programme alimentaire mondial (PAM) dans un communiqué commun.

Le Soudan du Sud se trouve dans sa pire situation humanitaire en plus de deux ans d’une guerre civile marquée par les atrocités et les accusations de crimes de guerre, dont le blocage de l’approvisionnement alimentaire, selon un rapport de l’ONU.

Les conditions « dégénèrent »

Selon l’ONU, les conditions « dégénèrent » dans le pays, où plus de 2,8 millions de personnes ont besoin d’aide, soit près d’un quart de la population.

« De nombreuses zones où les besoins sont les plus pressants sont hors de portée à cause des conditions de sécurité. Il est crucial que nous obtenions immédiatement un accès illimité », a déclaré le responsable de l’Unicef pour le Soudan du Sud, Jonathan Veitch.

« Un risque concret de famine »

Cet avertissement survient après la mise en garde en octobre de spécialistes du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) mandatés par l’ONU, contre « un risque concret de famine » dans certains endroits de l’Etat d’Unité, dans le nord, avant la fin de l’année 2015 si les combats continuaient.

De l’aide a pu depuis y être distribuée, mais les combats se sont poursuivis au Soudan du Sud en dépit d’un accord de paix signé le 26 août.

Devenu indépendant en juillet 2011, sur les ruines de décennies de conflit avec Khartoum, le Soudan du Sud a replongé dans la guerre le 15 décembre 2013, quand des combats ont éclaté au sein de l’armée nationale, minée par des dissensions politico-ethniques alimentées par la rivalité à la tête du régime entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar.

La semaine dernière, le Soudan du Sud a adopté une loi limitant drastiquement le nombre des humanitaires étrangers pouvant travailler dans le pays. Cette loi prévoit que seuls 20% des personnels humanitaires travaillant au Soudan du Sud peuvent être étrangers.

Belga

 

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