jeudi , 12 décembre 2019

Le Patronat et les religieux à pied d’oeuvre pour désarmorcer la crise syndicale

Le deuxième round des négociations entre gouvernement et syndicat sous l’égide des sages, des religieux, le Patronat et le Conseil économique et social s’est tenu dimanche 7 février, à Conakry.

 

C’est au siège de la Coordination forestière, dans la commune de Matoto, que les parties se sont donné rendez-vous hier dimanche pour discuter des revendications syndicales. Le but était de trouver un consensus pour permettre au pays d’éviter la grève que la CNTG et l’USTG entendent entamer le 15 février prochain.

A l’issue de plusieurs heures de négociation, le ministre Porte-parole du gouvernement, Alibert Damatang Camara  a dit espérer, d’autant que les consultations permettront de désamorcer la crise. « Je crois fermement que tant que nous nous réunirons pour discuter de cette manière des problèmes inhérents à notre pays  et à nos sociétés, notre économie restera debout », a-t-il affirmé.

Le Porte-parole du gouvernement a loué l’implication du Conseil économique et social, le secteur privé à travers le Patronat et les Coordinations des sages dans ce dialogue. « Cela nous permet d’être confiants », a-t-il dit, tout en mettant en exergue le patriotisme de chaque partie. »Cela nous donne un bon espoir que très rapidement nous arriverons à nous mettre d’accord ».

Le ministre du Budget, Mohamed Lamine Doumbouya, a confié aux journalistes présents, avoir exposé aux sages, la situation économique délicate dans laquelle se trouve le pays. Il a indiqué que l’application des mesures exigées par les centrales syndicales remettrait en cause les engagements pris auprès des institutions de Bretton Woods. Ce qui serait dommageable pour la Guinée à un moment où elle est sur une bonne lancée avec le retour des investisseurs. « Remettre en cause ces critères, c’est compromettre beaucoup d’autres projets. Nous avons dit aux sages  d’accepter de demander aux syndicats de sursoir à leurs revendications jusqu’à ce que nous puissions dépasser ce cap. En suite, nous  nous assiérons pour voir dans quelle mesure accéder à leurs doléance », a déclaré le ministre du Budget.

 

Le moins que l’on puisse dire est que la démarche du Patronat et des religieux laisse entrevoir une lueur d’espoir. Tout porte à croire que le débrayage général et illimité projeté pourrait ne pas avoir lieu à la date fixé.

 

En tout cas, le grand Imam de la Mosquée Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara a invité les deux parties, gouvernement et syndicats à la compréhension. Il a toutefois indiqué que le gouvernement a montré sa bonne foi en mettant en garde contre toute baisse éventuelle du prix du carburant à la pompe. Ce qui pourrait avoir des inconvénients. « Chacun d’entre eux doit accepter un point de son prochain pour que la Guinée avance dans la paix. On ne veut pas de trouble. On préfère qu’ils laissent leurs raisons au lieu de semer les troubles », a conseillé l’homme de Dieu.

 

On rappelle que cette deuxième rencontre fait suite à la première tenue vendredi 5 février dans les locaux du groupe GUICOPRES à Kaloum. Prochain rendez-vous, le mercredi 10 février dans l’après-midi.


Par Elie Ougna

 

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