samedi , 7 décembre 2019

Éducation : grève des enseignants contractuels

Les enseignants contractuels ont entamé ce lundi 1er février une grève générale illimitée. Ils exigent leur intégration sans condition dans la Fonction publique.

 

Les enseignants contractuels du secondaires boudent les classes depuis ce matin. Au nombre de 2400, ils demandent à intégrer la fonction publique.

 

Selon leur Porte-parole Abass Camara, cela fait six ans qu’ils sont en activité. Ils travaillaient sur la base d’une promesse des autorités guinéenne selon laquelle ils seraient engagés à la moindre occasion de recrutement.

 

Seulement, d’après M. Camara, un premier concours a été organisé par le gouvernement. A ce concours, seuls les candidats sortis de nulle part, auraient été admis et engagés directement. Pire, ces nouvelles recrues au compte du ministère de l’Enseignement auraient changé de département, refusant de prendre la craie et le chiffon.

 

Les enseignants contractuels disent être payés à 470 000 francs guinéens par mois. « Nous ne savons même pas si effectivement c’est à cette somme que nous devons être payés puisque nous n’émargeons pas, nous n’avons vu aucun arrêté », souligne Abass Camara.  « Nous ne demandons pas l’augmentation de ce salaire, mais nous voulons notre intégration dans la fonction publique », ajoute-t-il.

 

Selon les grévistes, l’État veut recruter au moins 3 000 nouveaux enseignants. Ils ont rencontré la semaine dernière le ministre de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Dr Ibrahima Kourouma, pour lui demander qu’ils soient privilégiés. Ce dernier leur aurait signifié que les candidats iront avec les mêmes chances. « Il nous a dit qu’il ne peut rien. Nous avons été trahis. Mais si les contractuels ne sont pas intégrés dans la fonction publique, nous allons abandonner la craie », conclut porte-parole des grévistes.

 

Par Mamady Fofana

 

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