dimanche , 18 novembre 2018
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La FIDH et ses partenaires invitent à faire la lumière sur des tueries perpétrées en 2007 en Guinée

La Fédération internationale des ligues de défense des droits de l’homme (FIDH) et l’Organisation guinéenne de défense des droits humains et du citoyen (OGDH), ont publié jeudi un communiqué appelant les autorités guinéennes à faire toute la lumière sur la répression qui a visé des manifestants protestant contre la gouvernance sous Lansana Conté le 22 janvier 2007.

Ces ONG affirment profiter de l’occasion du neuvième anniversaire de cette « répression sanglante des manifestations organisées par les centrales syndicales guinéennes en janvier et février 2007, à

l’origine de la procédure judiciaire en cours, pour saluer l’accélération des enquêtes qui pourraient déboucher au cours des prochains mois sur l’inculpation d’individus qui occupaient à l’époque

des faits des postes clés au sein du gouvernement, de l’armée ou de la police ».

La FIDH et l’OGDH rappellent que le 10 janvier 2007, les centrales syndicales guinéennes et les forces vives regroupées au sein des organisations de la société civile et des organisations professionnelles, avaient déclenché une grève générale pour protester contre l’interférence de l’Exécutif dans les affaires judiciaires, la cherté de la vie, la mauvaise gouvernance et le manque de démocratie qui caractérisaient le régime du général Lansana Conté, au pouvoir de 1984 jusqu’à sa mort, en 2008.

Le 22 janvier 2007, en plein cœur de Conakry, « des bérets rouges de la garde présidentielle, accompagnés par des éléments des forces de l’ordre, ouvraient le feu sur des civils qui manifestaient

pacifiquement, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés. La répression allait se poursuivre jusqu’à la mi-février, dans les principales villes du pays, causant la mort de plusieurs

centaines de personnes, des milliers de blessés et des dégâts matériels considérables », indique le communiqué.

Ces ONG de défense des droits humains déplorent le fait que pendant plusieurs années, ces graves violations des droits de l’Homme n’aient fait l’objet d’aucune enquête judiciaire.

Il a fallu attendre mai 2012 pour que l’OGDH et la FIDH décident de porter plainte et de se constituer parties civiles aux côtés des victimes.

C’est cette plainte qui a donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire qui a connu au cours des derniers mois « des développements considérables puisque plusieurs personnes ont été mises en cause par les victimes représentées par les avocats de l’OGDH et de la FIDH et pourraient être inculpées au cours des prochains mois. », lit-on encore dans le même texte.

Les mêmes ONG tout en espérant que le procès sur cette répression se tiendra en même temps que celui du massacre du 28 septembre 2009, à l’horizon 2017, ont invité le gouvernement à mettre en place, dans les meilleurs délais, une commission de réconciliation nationale qui s’intéressera à l’ensemble des victimes de violences politiques commises au cours du demi siècle de régimes autoritaires qui ont gouverné la Guinée.

APA

 

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