mercredi , 24 octobre 2018

Mandat d’arrêt contre Soro émis par le Burkina « au mépris des règles », déplore Abidjan

La justice burkinabè a émis « au mépris des règles » un mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, dans le cadre du coup d’Etat raté du 17 septembre au Burkina Faso, a déploré lundi Abidjan, promettant un règlement par voie diplomatique.

« La République de Côte d’Ivoire a reçu d’Interpol-Côte d’Ivoire un mandat d’arrêt international, transmis par Interpol-Burkina Faso, à l’encontre de Guillaume Kigbafori Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire », souligne un communiqué la présidence ivoirienne transmis à l’AFP.

Abidjan « s’étonne que ce document, qui vise le président de la deuxième Institution (…) ait été émis au mépris des règles et des us et coutumes en la matière ».

Enfin, la présidence ivoirienne promet de « régler cette question par la voie diplomatique dans le respect des accords qui nous lient, afin d’éviter tout différend entre nos deux États ».

La justice du Burkina Faso a lancé vendredi un mandat d’arrêt international contre M. Soro dans le cadre de l’enquête sur le putsch raté du 17 septembre et d’une affaire d’écoutes téléphoniques le compromettant avec Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères burkinabè sous le régime du président déchu Blaise Compaoré à propos de ce putsch.

Le 16 septembre, des soldats du RSP avaient pris en otage le président Michel Kafando et le gouvernement avant de proclamer le coup d’État le lendemain. La mobilisation des citoyens et de l’armée loyaliste avait conduit à l’échec du putsch une semaine plus tard.

M. Bassolé a été interpellé à son domicile le 29 septembre. Il a été notamment inculpé de « haute trahison », « attentat à la sûreté de l’Etat » et « collusion avec des forces étrangères pour déstabiliser la sécurité intérieure ».

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