dimanche , 21 octobre 2018

OMVS : les Etats membres pour accélérer les projets énergétiques

La 68è session du Conseil des ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal s’est tenue du 15 au 16 janvier, à Conakry, en Guinée. A la fin des travaux, les pays membres étaient tous unanimes. L’heure est arrivée pour l’organisation sous-régionale de passer au cap de réalisation de ses projets.

 

La session de Conakry s’est penchée sur le bilan 2015 et le programme d’activités 2016 du Haut-Commissariat. Elle a travaillé sur d’autres aspects comme les états financiers des instances. Notamment la Société de Gestion de Manatali (SOGEM), la Société de Gestion du barrage de Diama (SOGED) et la Société de Gestion de la Navigation (SOGENAV).

Cette importante rencontre s’est déroulée sous la présidence de Mohamed Salem Ould, ministre du Pétrole, de  l’Energie et des Mines de la République Islamique de Mauritanie, également président en Exercice du Conseil des Ministres de l’OMVS.

S’agissant du bilan de l’année antérieure, le Haut-Commissaire  de l’OMVS, Kabinet Komara, s’est félicité des efforts consentis.  Dans le domaine de l’énergie, il a fait remarquer qu’une nouvelle approche décidée par la Conférence des   Chefs   d’Etat   et   de   Gouvernement  a permis en un temps record, la finalisation du Dossier   d’Appel  d’Offres   de   la construction du  barrage   de Koukoutamba.  Il a indiqué que cet Appel  d’Offres sera lancé   incessamment. « Ce   barrage   constituera   le   premier ouvrage énergétique en territoire Guinéen de l’organisation », s’est-il réjoui. Et d’ajouter que l’ouvrage, situé sur le fleuve Bafing près de Tougué en Guinée, produira environ 300 mégawatts pour la de Guinée et les trois autres pays membres de l’OMVS.

Le Haut-Commissariat de l’OMVS s’est aussi réjoui des perspectives prometteuses pour le barrage de Gouina au Mali. D’autant que selon Kabiné Komara, le financement est déjà obtenu grâce à la coopération chinoise.

Aussi, l’ancien Premier ministre guinéen Komara s’est félicité des progrès enregistrés dans les domaines comme  le   réseau électrique, les sites de Gourbassi, de Bouréya et de Balassa qui sont   eux   aussi   à   des   phases   avancées. Ces projets seront très prochainement soumis aux bailleurs de fonds déjà identifiés, pour financement.

Pour la Guinée, la tenue de cette 68è Session intervient à un moment décisif. Son ministre en charge de l’Energie, Cheick Taliby Sylla a dit espérer que la mise en œuvre des projets identifiés permettra à l’OMVS de renforcer l’offre en énergie propre et bon marché dans la sous-région. « Notre sous-région ira progressivement vers la satisfaction de ces besoins énergétiques », a-t-il, en citant d’autres barrages comme Kaléta, Souapiti et  Garafiri.

Le gouvernement guinéen a appelé de vie voix à relever les défis liés à la sécurité alimentaire, la fourniture efficiente en énergie, le désenclavement et la lutte contre la pauvreté et le terrorisme, à travers la concrétisation de ces projets agricoles et énergétiques.

Pour sa part, le président en Exercice du Conseil des Ministres, le mauritanien Mohamed Salem Ould a reconnu que 2015 a connu d’importantes décisions. Il a apprécié l’évolution des projets majeurs dans un esprit constructif. Mais il a appelé les pays à s’engager véritablement pour booster les projets car les pays font face à un déficit énergétique.

Le ministre mauritanien du Pétrole, de  l’Energie et des Mines a appelé à une mobilisation urgente des ressources pour permettre la construction du barrage de Koukoutamba ainsi que les autres infrastructures.

« Cette session a été fructueuse. Elle a permis à bien des égards de progresser considérablement dans la recherche de solutions aux problèmes qui entrave l’exécution de certains de nos projets’’, a dit Mohamed Salem Ould. « Grâce à la coopération de l’ensemble des responsables impliqués dans l’organisation, cette session de Conakry marque le début d’une ère d’accélération des projets structurants et de mise en œuvre effective des instructions que nous avons reçues de nos chefs d’Etat », a-t-il conclu.

On rappelle que l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal a été créée  en mars 1972. C’est est un organisme inter-Etats regroupant le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée et le Mali. Sa vocation est de favoriser un développement intégré et coordonné du bassin du fleuve Sénégal, fondé sur la maitrise et l’exploitation  rationnelle des ressources.

 

On rappelle enfin que les débats de cette 68è session du Conseil des ministres de l’OMVS étaient houleux. Les négociations relatives aux budget des instances et le mode de financement se sont terminées samedi 16 janvier à 1h du matin (heure locale et TU).

Sériane Théa

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