mardi , 19 novembre 2019

Gouvernement : deux ministres chez les syndicats demandeurs d’une baisse des prix à la pompe

Deux ministres ont rendu « visite » jeudi 14 janvier aux deux centrales syndicales CNTG et USTG qui ont demandé la veille dans une plateforme revendicative la baisse du prix du carburant.

 

Simple coïncidence ou pas. Le ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation, Sékou Kourouma et son collègue de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et du Travail, Damantang Albert Camara ont rendu visite hier jeudi à l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG.

Officiellement, les deux ministres se sont rendus dans les locaux de la Bourse du Travail, à Boulbinet, dans le cadre des échanges visant « le renforcement du partenariat entre le mouvement syndical et le gouvernement ». C’est le ministre de la Fonction publique qui a fait cette précision. « Nous avons pris l’initiative au nom du gouvernement de rendre visite au mouvement syndical guinéen à la faveur de l’avènement de la nouvelle année 2016. Pour venir présenter les vœux les meilleurs de Monsieur le Président de la République, du Premier ministre et de l’ensemble des membres du gouvernement à la classe ouvrière et aux dirigeants syndicaux. Et pour leur traduire toute la satisfaction du gouvernement pour la qualité du partenariat entre le mouvement syndical et le gouvernement guinéen », a affirmé Sékou Kourouma.

Ce qui intrigue dans cette visite est qu’elle a lieu au lendemain de la publication par la CNTG et l’USTG d’un mémo. Dans ce document elles appellent à la baisse du prix du carburant de 8000 à 5000 francs guinéens. Elles demandent aussi la révision des conventions sur les secteurs mines et carrières, BTP et hôtellerie. Et à l’élaboration d’une convention collective pour la presse privée, les établissements d’enseignement privés et les établissements de santé privés.

Les deux centrales syndicales déplorent aussi dans leur document le non-respect par le gouvernement de certains points contenus dans l’accord signé janvier 2015, ayant abouti à la chute des prix du carburant et à une augmentation des salaires des fonctionnaires du public. L’Inter-centrale syndicale souligne que la grille salariale des fonctionnaires, les statuts particuliers de l’éducation et de la santé, les régimes des pensions de retraites et les indemnités de départ à la retraites sont quelques engagements n’ayant pas été honorés par le gouvernement.

Le ministre de la Fonction a reconnu l’existence de cet accord. Un accord que le gouvernement essaie de mettre en œuvre à la satisfaction de l’ensemble des acteurs, selon lui. « Nous sommes donc venus pour faire le point sur les différentes parties de ce protocole d’accord. Nous ne sommes pas rentrés en profondeur des choses. Mais on a fait des briefings des leaders syndicaux sur le niveau d’évolution des différents points concernés », a-t-il confié à la presse.

 

C’est dire que les visites ne font que commencer. Jusqu’à ce que cette nouvelle menace syndicale soit désamorcée.

Par Elie Ougna

 

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