lundi , 18 novembre 2019

Poursuite à la Cour d’Appel de Conakry des audiences du Tribunal Militaire

Les travaux du Tribunal Militaire de la République de Guinée se sont poursuivis, mercredi, 30 décembre 2015, dans la Salle des Audiences de la Cour d’Appel de Conakry, avec la comparution du lieutenant Mohamed Condé du Bataillon Autonome des Troupes Aéroportées (BATA) et du Lt-colonel Mamadou Bondabon Camara, ancien préfet de Dubréka.

 

Ils sont poursuivis pour non-respect des consignes militaires à l’occasion du soulèvement manqué dans la nuit du lundi, 18 à mardi, 19 juillet 2011.

Interrogés, les deux accusés, Lt Mohamed Condé et L/C Mamadou Bondabon Camara, ont catégoriquement rejeté les charges qui pèsent sur eux, avant de passer, tour à tour, à la barre pour expliquer les circonstances dans lesquelles ils ont été arrêtés et conduits à la Maison centrale de Conakry, depuis 2011.

Lieutenant Mohamed Condé explique sa version des faits : «après le premier rassemblement au Camp Alpha Yaya Diallo aux alentours de 08heures TU, certains de mes collègues ont été désignés pour faire la patrouille dans la ville de Conakry. Un second rassemblement a suivi aux environs de 11heures TU. Nous avons reçu des consignes du chef de Corps, de rester à coté et éventuellement chercher de quoi manger.

Du coup, le commandant Aboubacar Sidiki Camara alias De Gaulle, m’a demandé de le déposer à son domicile à la cité des médecins à Kipé sur ma moto, devant mon commandant d’Unité Balla qui, à son tour, m’a dit de ne pas durer.

Arrivés au niveau des rails à proximité du domicile privé du chef de l’Etat, où étaient postés des militaires, on m’a fait changer de direction. Et, à quelques 20 mètres près, nous avons été arrêtés par un autre groupe de militaires et conduits au domicile du chef de l’Etat, puis remis à la Gendarmerie pour des fins d’enquêtes».

Le  L/C Mamadou Bondabon Camara, à son tour : «c’est par voie de presse, après la prière de l’aube à mon domicile à Sonfonya-Casse, que j’ai appris la nouvelle selon laquelle le domicile privé du président de la République a fait l’objet, dans la nuit du lundi, 18 à mardi, 19 juillet, de tirs nourris à l’arme automatique. Immédiatement je me suis mis en tenue militaire pour défendre la patrie menacée.

Arrivé au Camp Almamy Samory Touré (BQG), où j’ai trouvé Général Kéléfa Diallo, chef d’Etat major général des Armées, avec d’autres compagnons d’armes, qui m’a rassuré que la situation est sous contrôle, alors je lui ai félicité pour avoir déjoué cette situation.

Par ailleurs, je suis allé voir mon mécanicien à proximité du Camp en vue de réparer le démarreur de ma voiture, qui est en panne. Aux environs de 14 heures TU, j’ai reçu l’appel du gendarme Damaro, me signalant que le Général Kéléfa a besoin de moi au BQG. N’étant pas loin de là, je me suis rendu dans un laps de temps pour être mis à la disposition du commandant Ousmane Camara pour des fins d’enquête, par le Général Kéléfa».

A signaler, que les avocats de la défense, soucieux de l’état de santé de leur client ont, tour à tour, défilé devant le Tribunal pour demander en vain la mise en liberté provisoire du  L/C Mamadou Bondabo Camara, qui souffrirait d’un diabète pointu.

A rappeler, qu’ils sont au total six (06) militaires, dont l’ancien chef d’Etat Major Général des Armées, Général de Division Nouhou Thiam à être poursuivis pour désertion et violation de consignes militaires. Quatre (04) de ces 06 ont été déjà entendus, il ne reste que Général Nouhou Thiam et colonel Sadou Diallo.

L’audience a été suspendue aux environs de 16 heures TU, mercredi, pour reprendre jeudi, 07 janvier 2016, a déclaré le président du Tribunal Militaire.

AGP

 

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