mercredi , 24 juillet 2019

Le président, ses futurs ministres et leurs biens

Dans ses déclarations en prélude à la nomination du gouvernement, le président de la République vient d’annoncer une mesure visant la moralisation des finances publiques. Le problème est que l’application de ladite mesure doit obligatoirement commencer par lui.

 

Le président de la République a prévenu. Au siège du RTG Arc-en-ciel le samedi 2 janvier dernier, il a laissé entendre que l’heure sera désormais à la transparence. Il a affirmé que tous les ministres qui seront nommés dans le prochaine gouvernement devront, avec leur épouses, déclarer leurs biens. La même décision sera applicable, d’après lui, aux hauts cadres de l’administration durant son second quinquennat.

 

Le hic dans cette sortie devant les militants du RPG, est que le Chef de l’Etat n’a rien dit sur son cas. Déclarera-t-il ses biens ? Pourtant la Constitution guinéenne en son article 36 stipule : « Après la cérémonie d’investiture et à la fin de son mandat, dans un délai de quarante-huit (48) heures, le Président de la République remet solennellement au Président de la Cour Constitutionnelle la déclaration écrite sur l’honneur de ses biens ». La Constitution ajoute à cela les ministres qui, avant leur entrée en fonction et à la fin de celle-ci, déposent à la Cour Constitutionnelle la déclaration sur l’honneur de leurs biens. Ces deux déclarations sont ensuite publiées au Journal Officiel.

 

Des organisations comme « le Balai citoyen de Guinée » qui ne voient rien pointer à l’horizon, ont déjà écrit à la Cour constitutionnelle pour  exiger du président le respect des dispositions de la Constitution en déclarant ses biens.

Le président de la République, Pr Alpha Condé, peut-il donc exiger de ses ministres la déclaration de leurs biens sans pour autant donner le bon exemple ? That is the question.

 

Par Mamady Fofana

 

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