mardi , 23 juillet 2019
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Floraison des eaux minérales : les autorités se lèvent (enfin) contre la pagaille dans le secteur

Il n’est jamais tard de bien faire, enseigne la sagesse populaire. Après avoir laissé pousser comme des champignons les sociétés des eaux minérales dans tous les coins et recoins du pays, la direction générale du Fonds de l’Hydraulique se lève…enfin pour taper du poing sur la table.

Le ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, à travers la direction du Fonds de l’Hydraulique vient de lancer une procédure d’enregistrement des sociétés des eaux minérales. La politique vise à mettre de l’ordre dans ce secteur hautement sensible, exposé malheureusement à un véritable problème de santé publique.

Dans cette perspective, une campagne d’identification de toutes les entreprises, personne physique et morale évoluant dans ce secteur vient de commencer, selon la Cellule de communication du département de l’Hydraulique. L’objectif final consistera à fermer les boîtes non agréées et celles dont les équipements techniques ne répondent pas aux normes requises.

Une première mission d’identification vient de séjourner à Kankan. Le constat est ahurissant. Près de 99% des sociétés des eaux minérales évoluent dans l’illégalité totale, selon le directeur général adjoint du Fonds de l’Hydraulique Soufiana Dabo. « C’est inconcevable et inacceptable de voir des individus se servir en toute impunité du patrimoine de l’Etat. Chaque préfecture, district et village a son eau. Ceci n’est pas une mauvaise chose. Le hic, c’est de constater qu’aucune société n’est enregistrée à notre niveau », affirme M. Dabo qui a conduit la mission.

« Personne ne paie ses obligations conformément aux dispositions de la loi. C’est cette réalité que nous voulons corriger. Nous irons dans toutes les régions pour remettre de l’ordre, restaurer l’autorité de l’Etat à ce niveau », confie-t-il.

 

Par Elie Ougna

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