vendredi , 21 février 2020
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Guinée : Amnesty International charge les forces de l’ordre

Amnesty International a accusé jeudi dans un communiqué rendu public à Conakry les forces de l’ordre guinéen d’avoir tué au moins trois personnes dont deux par balles réelles lors des récentes violences pré-électorales à Conakry.

 

Amnesty international révèle dans son communiqué qu’en tout six personnes ont péri à Conakry entre le 8 et le 13 octobre dans le cadre de ces mêmes violences.

 

L’Organisme de défense des droits humains soutient que parmi ces victimes figure un chauffeur de 24 ans tué suite à l’usage excessif de la force. « Des gendarmes lui ont tiré dans le dos alors qu’il marchait en direction du domicile de son frère. Un gendarme a aussi abattu un charpentier de 20 ans, qui se trouvait de dos dans une allée et dont le corps a été abandonné dans une décharge. La troisième personne tuée est un étudiant de 20 ans, matraqué à mort par six policiers », indique Amnesty International.

 

L’ONG fustige aussi de nombreux cas de pillage de dizaines de magasins à la Casse-Madina et dans d’autres milieux de la capitale. Certains éléments des forces de sécurité ont participé à ces scènes de vandalisme, ajoute Amnesty.

 

Selon François Patuel, Chercheur à Amnesty International, la réponse des forces de sécurité a contribué à la montée de la violence pendant la période électorale. « Il est nécessaire d’appeler les partis politiques au calme. Mais il est également fondamental d’appeler les forces de sécurité à la retenue », affirme le Chercheur.

 

« Les gens que nous avons rencontrés, peu importe leur appartenance politique ou ethnique. Tout le monde a critiqué la réaction des forces de sécurité », dit-il. « Il y a eu échec dans la protection des personnes. Des éléments de ces forces de sécurité ont eux-mêmes participé aux pillages », ajoute Patuel.

Le Chercheur de Amnesty International appelle les agents de sécurité à plus de responsabilité dans la protection des manifestations.

 

Il invite aussi les autorités à lutter contre l’impunité. En engageant des poursuites judiciaires et en sanctionnant effectivement les éléments indélicats qui bafouent les droits de l’homme dans le pays.

 

Par Elie Ougna

 

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