vendredi , 15 novembre 2019

Marie M. Dioubaté : « Je ne peux pas dire aux enfants des autres de sortir dans la rue »

Depuis la récente conférence de presse des sept candidats de l’opposition à l’élection présidentielle, la candidate du Parti des Écologistes  de Guinée, Marie Madeleine Valérie Dioubaté, prend peu à peu ses distances.

 

A l’inverse du chef de file de l’opposition qui menace de reprendre la rue avec ses militants, l’unique candidate n’est pas chaude pour une manifestation de rue qui pourrait faire de nouvelles victimes.

 

Marie Madeleine Diallo rappelle qu’elle est mère de famille avant d’être leader politique. N’en déplaise à ceux qui veulent une démonstration de muscles sur l’axe Le Prince.

 

Jeudi sur les antennes de la chaîne de télévision privée Évasion, elle a affiché (encore) un refus catégorique à l’idée de protestations de rue. Au contraire, elle a appelé au calme et à l’union.

« Moi, j’ai mes enfants en Europe. Je ne peux pas dire aux enfants des autres de sortir dans la rue pour manifester. (…) Nous savons tous que les élections en Afrique n’ont  jamais été transparentes. Elles n’ont jamais  été crédibles en Afrique toute entière. (…) J’appelle tous  les guinéens à  se donner la main, à refuser d’être pris en otages, à refuser quelle que division que ce soit », a-t-elle. Avant d’appeler à travailler pour l’unité nationale.

 

La reprise des manifs de rue comme arme pour contester les résultats de l’élection présidentielle est une idée du chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo. Estimant qu’il s’agit là d’un « droit constitutionnel », Dalein veut utiliser ce moyen pour faire plier le pouvoir et la commission électorale nationale indépedante.

 

Mais la menace ne trouve pas un écho favorable auprès de la communauté internationale. Notamment l’Union européenne, l’Union africaine et la Francophonie qui souhaitent que les contestations soient portées devant les juridictions compétentes en matière.

 

La Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a pour sa part prévenu que son institution pourrait se saisir de toute violence qui ressort de ses compétences enregistrée en Guinée dans le cadre des contestations post-électorales.

 

Par Mamady Fofana


 

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