samedi , 19 janvier 2019

La Mission d’obversation de l’UE dresse un sévère réquisitoire contre la CENI

Le Chef observateur de la mission d’observation électorale de l’Union européenne, Frank Engel n’est pas satisfait du déroulement du vote du 11 octobre.Il l’a fait savoir ce mardi 13 octobre au cours d’une conférence de presse.

 

Après avoir affirmé le jour du vote que la CENI aurait dû prendre en compte les suggestions faites par toutes les parties, et que celle-ci était moins prête qu’elle nous le faisait croire, Engel a indiqué  aujourd’hui avec beaucoup d’ironie que l’institution a travaillé de manière « extraordinaire ».

 

Extraits de ses propos : « (…) La CENI nous avait rassuré qu’elle était parfaitement préparée pour le scrutin. Elle avait doté des bureaux de vote de listes d’électeurs qui ne portaient aucun ordre rationnel, ni alphabétique, ni numérique. C’était le désordre le plus total dans lequel les membres des bureaux de vote ont dû retrouver individuellement les personnes qui se sont présentées avec des cartes électeurs pour vérifier qu’ils figuraient bien sur leur fichier électoral. C’était lamentable.

Je ne peux m’empêcher aussi de dire un mot sur la décision que la CENI a émise le jour du vote. Je trouve cela extraordinaire. D’autant plus que certains sont en contradiction avec le code électoral. Une CENI préparée à l’élection ne doit pas prendre cette décision pendant les élections. Elles auraient été prises avant le vote et auraient été en conformité avec le code électoral.

Je veux bien qu’on prenne une décision pendant le scrutin relatif à un problème qui se pose. Mais  statistiquement, la moitié des membres de bureau de vote n’avaient aucun moyen technique de prendre connaissance de cette décision de la CENI, alors que le scrutin était déjà en cours. Et nous sommes après tout en Guinée où l’équipement technologique des bureaux de vote…

Ni même les représentants de la CENI dans les bureaux de vote n’avaient connaissance de cette décision.

Les guinéens ont voulu aller voter en masse pour pouvoir élire leur président. Ils voudraient que leur vote compte et que ce soit leur vote qui fasse la différence. Il serait déplorable si les défaillances techniques de l’autorité en charge de l’organisation de l’élection pourrait contribuer à ce que les nombreux guinéens à la fin du compte auraient l’impression d’être par la suite dessaisis de leur voix. Ça serait hautement déplorable ».

 

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