mardi , 18 décembre 2018
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L’opposition guinénne exige l’annulation de l’élection présidentielle

Les sept candidats qui ont affronté le président Alpha Condé à l’élection du 11 octobre ont demandé lundi l’annulation du scrutin en raison, disent-ils, de plusieurs anomalies qui l’ont caractérisées.

 

Les challengers du président sortant sont tous unanimes. L’élection du dimanche a été émaillée de fraudes, selon eux.

 

Ils affirment qu’en dépit du refus du pouvoir de recomposer les délégations spéciales et celui de la Commission électorale nationale indépendante de repousser le scrutin pour assainir le fichier électorale, ils sont allés au vote en espérant vivre un minimum de transparence.

 

Selon leur chef de file, Mamadou Cellou Dalein Diallo, le scrutin a malheureusement enregistré de nombreuses anomalies. Il cite entre autres le manque de cartes d’électeur dans certaines régions, le vote à outrance dans certains bureaux de vote par les militaires et le bourrage d’urnes.

« On avait enrôlé massivement des jeunes mineurs en Haute Guinée », révèle Cellou Dalein Diallo qui estime que tous ces manquements faussent l’équité du vote.

 

L’opposant ajoute qu’en plus des bourrages d’urnes, leurs représentants n’ont pu accéder aux bureaux de vote par endroits. Et que certains ont été séquestrés. En outre, il indique que des ministres et bien d’autres officiels font présentement la ruée vers les bureaux de centralisation des votes pour changer les résultats pour aider le candidat à sa propre succession à réaliser le slogan « Un coup K.O ».

 

« Droit de manifester »


Les sept candidats menacent de reprendre les manifestations de rue pour exiger l’annulation du vote.  « Le scrutin a été une mascarade, une fraude massive a été organisée », rappelle encore l’ancien Premier ministre et président du parti UFDG.  « Nous ne pouvons pas accepter ce scrutin, nous demandons son annulation  et nous ne reconnaîtrons pas les résultats », insiste le leader des opposants.

 

« Nous maintenons notre position et nous tirerons les conséquence », dit-il, tout en rappelant que le groupe pourrait faire recours à son droit de manifester que lui confère la constitution.

 

Par Elie Ougna

 

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