lundi , 10 décembre 2018

Quatre commissaires préconisent le report de l’élection

La Commission électorale nationale indépendante va-t-elle être à nouveau minée par une crise interne comme en 2010 ? On en est pas loin. Quatre commissaires estiment que leur institution est dans l’incapacité de tenir une élection transparente et crédible le 11 octobre.

 

La fronde des dames, pourrait-on dire. Les commissaires contestataires sont toutes des femmes. Hadja Fatoumata Biya Diallo (photo) et Hadja Fafa Baldé de l’UFDG, Hadja Saran Kandé de l’UFR et Hadja Ramatoulaye Bah de PGRP. Si elles ont un point commun, c’est qu’elles militent toutes au sein des partis de l’opposition dont deux présentent des candidats à l’élection présidentielle. Il va de soit donc que leur proposition aille dans le même sens que la demande de report formulée par les candidats qui les ont envoyées à la CENI.

 

Selon leur déclaration rendue public ce vendredi, les commissaires soulignent que la CENI rencontre des difficultés à plusieurs niveaux. Difficultés qui ne peuvent être corriger qu’en cas d’un report du vote, argumentent-elles. Elles citent notamment l’acheminement et la distribution des cartes d’électeur et du matériel électoral dans certaines circonscriptions électorales. Elles fustigent aussi « la formation inachevée des agents électoraux et une défaillance au niveau de la cartographie électorale ».

 

Ce qui énerve surtout ces commissaires « c’est la gestion unilatérale » selon leur propre terme, de la requête d’annulation formulée par les candidats de l’opposition.

 

Poursuivant, elles disent se désolidariser de la décision du président de la CENI Bakary Fofana, qui, d’après elles, a gardé la demande à son niveau tout en refusant une plénière autour de la question.

 

Par Mamady Fofana

 

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