dimanche , 24 mars 2019

Le clash évité de justesse entre sécurité et militaires retraités

Une centaine de militaires à la retraite a protesté mardi contre le non payement de leur indemnité de mise à la retraite avant d’être stoppée et dispersée par les forces de sécurité.

 

Pour Commandant Dian Oury Barry, un des porte-paroles des retraités, la manifestation porte sur un montant de 15.502 dollars par personne. Soit environ 118 millions de francs guinéens. Une somme qu’ils affirment avoir été octroyée par les Nations-Unis.  « Donc, c’est notre plein droit de réclamer cet argent par ce qu’il nous est destiné », a-t-il soutenu.

 

Maimouna Gnouké, une autre manifestante d’ajouter: « Nous ne faisons que réclamer notre droit. Ce droit n’est rien d’autre que l’argent que les Nations-Unies nous ont offert ».

 

Selon les militaires retraités et veuves d’anciens soldats de Guinée l’Etat guinéen refuse d’assumer ses responsabilités et cherche à détourner le fonds alloué par l’ONU.  »Du coté de la Guinée, leur promesse n’est pas encore réalisée. Nous ne parlons pas de cela. Mais plutôt du geste des Nations-Unies », souligne Maimouna Gnouké qui allée à la retraite avec le grade de Lieutenant-colonel.

 

Les militaires retraités et  veuves d’anciens combattants sont catégoriques. Ils n’ont jamais empoché leur dû. D’après eux, les autorités guinéennes sont à l’origine de leur misère.

 

C’est au quartier Tombo, à l’entrée de la commune de Kaloum, que les manifestants ont été arrêtés dans leur marche. Ils avaient l’intention de rallier le centre-ville où se trouve la Présidence de la République et les départements ministériels.

 

Des éléments de la gendarmerie qui veillaient au grain ont « gentiment » demandé à leurs doyens retraités de rebrousser chemin. Et les protestataires ont obtempéré, sans forcer la situation. Tout en rappelant aux jeunes agents de sécurité ceci : « Nous étions comme vous, vous serez comme nous ».

 

On rappelle qu’en septembre, le secrétaire général du syndicat des militaires retraités, Lieutenant-colonel Jean Dougou Guilavogui, avait été mis aux arrêts et conduit au PM3 de Matam, selon des informations relayées à l’époque par la presse. Ce syndicat défend environ 4000 militaires retraités en 2011 dans le cadre de la réforme de forces de défense et de sécurité.

Par Sériane Théa


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