lundi , 10 décembre 2018

Retour manqué de Dadis à Conakry: Me Haba annonce qu’il portera plainte contre les Etats guinéen et ivoirien

Moussa Dadis Camara a dirigé la Guinée pendant près d’un an, étant alors capitaine, à la tête d’une junte militaire ayant pris le pouvoir fin 2008 à la mort du président Lansana Conté (1984-2008).

Il a été inculpé le 8 juillet à Ouagadougou pour complicité d’assassinats, séquestrations, viols, coups et blessures par des magistrats guinéens enquêtant sur le massacre d’au moins 157 opposants à Conakry le 28 septembre 2009.

Selon M. Manimou, le FPDD soupçonne les autorités guinéennes de bloquer le retour de M. Camara en Guinée pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu le 11 octobre.

En juin, l’ex-chef de la junte militaire avait scellé une alliance électorale surprise avec Cellou Dalein Diallo, chef de l’Union des forces démocratiques de Guinée – principal parti de l’opposition guinéenne -, candidat déclaré au scrutin de même que le président Alpha Condé.

A Conakry, des échauffourées ont éclaté mercredi soir entre les forces de l’ordre et des partisans du capitaine Camara après l’annonce qu’il ne viendrait plus, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des militants du FPDD, venus l’accueillir, ont bloqué les accès au parking de l’aéroport et ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre avant d’être dispersés à coup de matraques et de gaz lacrymogène. Au moins cinq jeunes gens ont été arrêtés par les forces de l’ordre, selon le journaliste de l’AFP.

Le calme était revenu en milieu de soirée.

Dans une déclaration transmise à l’AFP par le FPDD, l’avocat de Moussa Dadis Camara, Me Jean-Baptiste Jocamey Haba, a réitéré les accusations selon lesquelles le pouvoir guinéen empêchait son client de rentrer dans son pays, en passant cette fois par le truchement de la Côte d’Ivoire.

Dans ce texte, Me Haba annonce qu’il portera plainte contre les Etats guinéen et ivoirien auprès de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays dont la Guinée et la Côte d’Ivoire) non seulement pour violation des règles relatives à la libre circulation des biens et des personnes au sein de la Cédéao, mais également pour la mise en danger de la vie d’autrui.

Le 15 août, Moussa Dadis Camara avait fait une première tentative avortée de retour à Conakry, où environ 2.000 de ses partisans l’ont attendu en vain à l’aéroport.

Il était censé prendre un vol d’une compagnie ivoirienne reliant Ouagadougou à Conakry via Abidjan, mais l’avion était finalement parti du Burkina Faso sans lui, selon son entourage, qui avait déjà mis en cause les autorités guinéennes et ivoiriennes.

AFP

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*