vendredi , 23 août 2019
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La Guinée compte sur les dons et emprunts pour soutenir son économie plombée par Ebola

Avec une croissance économique inférieure à 1% et un déficit budgétaire de 4,20% prévus cette année, le gouvernement guinéen compte sur les dons et prêts pour soutenir et relancer l’économie du pays.

 

Les prévisions économiques pour 2015 ne sont pas bonnes. « Le taux de croissance du Produit Intérieur Brut initialement projeté à 4,1% pourrait être nul », a prévenu mercredi le ministre de l’Economie et des Finances Mohamed Diaré. Le taux d’inflation qui devait se situé à 7% à fin décembre connaitra un léger hausse pour atteindre 9%.

 

Cette situation morose est une conséquence directe de l’épidémie d’Ebola qui frappe la Guinée depuis plus d’un an et qui a déjà fait plus de 2500 décès dans le pays.

 

« L’impact d’Ebola se fait sentir sur les secteurs économiques et par conséquent sur les finances publiques », s’est alarmé l’argentier du pays.

 

Le ministre de l’Economie et des Finances s’exprimait devant le Parlement à l’occasion de l’ouverture d’une session extraordinaire de l’institution sur l’examen de la Loi des finances rectificatives de 2015.

 

« Les rebondissements multiples et incontrôlés dans l’éradication d’Ebola ont fortement affectées les prises de décisions des acteurs économiques créant plus d’incertitudes au sein du monde des affaires », a dit Mohamed Diaré devant 88 députés présents sur 114.

 

D’autres facteurs liés à la baisse des prix des produits exportés par la Guinée et l’hésitation de certains partenaires due au processus électoral ont fortement contribué à la situation économique.

 

A fin décembre les recettes annuelles du pays qui étaient estimées à 10 869, 9 milliards de francs guinéens dans la Loi des finances initiales vont connaitre un accroissement de 1,84%. Cette légère hausse sera tirée par le relèvement des taux des accises à l’importation sur le tabac et l’alcool, la mise en place d’un service de fiscalité immobilière et l’application de la taxe sur la consommation téléphonique. Des mesures qui pourraient apporter 646,34 milliards de francs guinéens, selon le patron des Finances.

 

Côté dépenses, l’Etat guinéen envisage de se serrer la ceinture. Il revoit ses dépenses à la baisse en les portant à 15 284,32 milliards de francs guinéens, contre 16 861,25 milliards initialement prévus initialement. »Soit une compression de 9,40% », a-t-il souligné.

 

Afin de soutenir et booster l’activité économique les autorités envisagent faire appel à des investissements publics et privés. « Le gouvernement compte mobiliser de nouvelles ressources de financements sur les plans intérieur et extérieur sous forme de dons, de prêts concessionnels et de concnours bancaires », a lancé le ministre des Finances.

 

Par Sériane Théa et Elie Ougna

+224 622 85 68 59


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