mardi , 25 juin 2019

Idriss Déby Itno : « Boko Haram est décapité »

Lors d’un point de presse mardi soir à N’Djamena, Idriss Déby Itno a déclaré que Boko Haram était décapité, promettant de terminer la guerre contre le groupe terroriste nigérian avant la fin de l’année. Le président tchadien a également manifesté sa volonté de rempiler en 2016.

« Boko Haram est décapité. Il y a de petits groupes éparpillés dans l’est du Nigeria, à la frontière avec le Cameroun. Nous sommes en mesure de mettre définitivement hors d’état de nuire Boko Haram », a affirmé, le 11 août, Idriss Déby Itno, le chef de l’État tchadien, devant la presse nationale à l’occasion de la célébration du 55e anniversaire de l’indépendance du Tchad.

« La guerre sera courte, elle va se terminer avant la fin de l’année et Boko Haram va disparaître avec la mise en place de la force mixte qui sera opérationnelle dans quelques jours, censée mieux coordonner les actions des différentes armées de la région (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger, Bénin »), a promis le président tchadien.

Boko Haram veut-il négocier ?

Idriss Déby Itno a également évoqué pour la première fois un successeur d’Abubakar Shekau, présenté jusqu’alors comme le chef du groupe islamiste, et qui n’est plus apparu sur les vidéos de propagande de Boko Haram depuis plusieurs mois.

« Il y a quelqu’un qui s’appellerait Mahamat Daoud qui aurait remplacé Abubakar Shekau et ce dernier veut négocier avec le gouvernement nigérian. Moi je conseillerais de ne pas dialoguer avec un terroriste », a affirmé le chef de l’État, sans fournir davantage de détails.

Le président tchadien a ensuite souligné que « le défi était d’éviter les actions terroristes et c’est pour cela que nous nous organisons au niveau de la sous-région pour empêcher que les matériels pour fabriquer les bombes et autres explosifs rentrent dans nos pays ».

« Vingt-cinq ans au pouvoir, c’est long », mais…

Interrogé par la presse, le président tchadien a également évoqué une possible candidature à sa réélection dans la perspective de la présidentielle prévue en 2016. « Vingt-cinq ans, c’est long. Si j’avais la possibilité de m’assurer que le pays marchera après moi, je quitterais aujourd’hui même le pouvoir. Si mon départ pouvait renforcer la paix, la sécurité et la concorde, j’aurai pris mes vacances », a affirmé Idriss Déby Itno, arrivé aux affaires par un coup d’État en 1990 et dont le régime a depuis lors affronté de nombreuses rébellions et tentatives de déstabilisation.

« J’appartiens à un parti [le Mouvement patriotique du Salut, NDLR]. Le moment venu, il appartiendra au parti de désigner son candidat. Toutes les dispositions sont prises de manière à ce que les élections se déroulent dans la transparence libre et démocratique », a-t-il poursuivi. Avant de conclure : « Quitter pour quitter [le pouvoir] et laisser le Tchad dans le désordre, je ne le ferai pas. »

Avec JA

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