dimanche , 19 janvier 2020

Ousmane Gaoual, « l’homme qui lance plus vite que son ombre » ! (Jusqu’à preuve du contraire)

« Quand la mer se retire, on voit ceux qui se baignent sans maillot ». Cette réflexion que l’on doit à la crise des « subprimes » aux Etats-Unis, collerait bien à ce qui fait l’actualité en Guinée: la veillée d’armes avant les empoignades électorales d’octobre prochain.

Au terme du premier tour, qu’il y ait un second ou pas, beaucoup de nos candidats auront perdu leurs illusions. Comme en 2010, des leaders qui se prenaient pour des poids lourds du ring politique seront surpris de se retrouver dans la catégorie « poids mouche », avec moins d’un pour cent des suffrages.  Ayant dévoilé  leur nudité politique, certains ont simplement revu leurs ambitions à la baisse en allant se faire phagocyter par le RPG.

En attendant de voir à quoi ressemble la gueule de ceux qui se mettront dans les starting-blocks pour affronter Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, les conventions et congrès se multiplient pour soutenir la candidature du second. Ainsi, des partis comme le GPT (sans aucun pincement de narines, svp) de Kassory Fofana, le PNR de Bah Fischer ou encore l’UNR de Boubacar Barry, ont décidé de faire l’économie d’une candidature qui, de toutes les façons, n’aurait compté que pour de la tarte. Sans parler des centaines de millions de nos francs qu’ils risquaient de perdre avec la caution et la campagne.

Ils ont trouvé mieux, les futés. S’aligner derrière le président sortant, avec lequel ils travaillent déjà étroitement, et qui  de surcroit est en pole position dans la course qui s’annonce. Une fois réélu, Alpha Condé n’oubliera pas que « chaque fleur attire sa mouche » : leur strapontin sera préservé ou d’autres encore plus juteux leur seront offerts sur un plateau d’or. Qui est fou ? Et dire qu’en réalité, s’il y a réélection eux n’y auront contribué qu’en tant que « mouches du coche ».

Toujours dans le marais politique guinéen, mais de l’autre côté de la barrière, il y en a un qui a été dépité comme une mouche qui rencontre une vitre.

Parmi les arts martiaux, on ne sait pas celui que le député Ousmane Gaoual Diallo a pratiqué. Toujours est-il qu’il devait émerveiller ses maitres chaque fois qu’il était question de lancer des objets à la figure de ses adversaires. Ce que le pauvre vendeur de véhicules, Diouldé, ignorait sans doute. Il a eu de la veine le mec : exposer aussi dangereusement sa tronche à quelques centimètres d’un « expert » en lancer d’objets dangereux, alors que des verres attendent juste à côté …

Maintenant qu’il est au frais, certainement par plus de 40 degrés à l’ombre dans le trou à rats qui nous sert de Maison centrale, peut-être que ce sont les caïds du coin qui devraient faire gaffe. Encore que ces derniers, à force de se bagarrer avec comme tatami la rue ou le sol humide des cachots, ont les réflexes moins émoussés que ceux d’un Diouldé.

A sa sortie de prison, celui que l’on surnommait à l’enfance (selon un méchant internaute) Ousmane « mérin » (du nom d’une plante hallucinogène), puis « Gaoual » (du nom de sa préfecture d’origine et dont il est l’élu), pourrait s’affubler d’une autre appellation empruntée à un personnage de Goscinny et Morris. Ousmane Diallo, « l’homme qui lance plus vite que son ombre » !

Jusqu’à preuve du contraire …

Top Sylla

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*