mardi , 15 octobre 2019
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Le bénéfice de Rio Tinto plonge de 82%

Le cours du minerai de fer a entraîné les résultats du géant minier dans sa chute. Son bénéfice net est ainsi ressorti à 806 millions de dollars (740 millions d’euros) pour les six premiers mois de l’année contre 4,4 milliards de dollars au cours du premier semestre 2014.

C’est la dégringolade pour Rio Tinto. Le géant minier anglo-australien a annoncé jeudi une chute de 82% de son bénéfice net au premier semestre sous l’effet de celle des cours du minerai de fer due à l’abondance de l’offre et au ralentissement de l’économie chinoise. Le bénéfice net est ainsi ressorti à 806 millions de dollars (740 millions d’euros) pour les six premiers mois de l’année contre 4,4 milliards de dollars au cours du premier semestre 2014.

Le bénéfice sous-jacent, indicateur privilégié par le groupe, était en baisse de 43% à 2,9 milliards de dollars.
Des résultats à replacer dans leur contexte

Cela dit, le directeur général du groupe relativise : « Il s’agit de résultats solides compte tenu de la difficulté du contexte », a souligné Sam Walsh dans un communiqué.

Les efforts pour réduire les coûts menés pendant la période ont permis à Rio Tinto de réaliser des économies de 641 millions de dollars que le groupe souhaite augmenter à un milliard de dollars, a-t-il ajouté.

Le deuxième plus important groupe minier du monde est fortement dépendant du minerai de fer, un élément clé entrant dans la fabrication de l’acier.

Les investissements vont décroître cette année à environ 5,5 milliards de dollars pour tourner autour de 6 milliards en 2016, a ajouté le dirigeant.

Rio Tinto a annoncé un acompte sur dividende de 107,5 cents américains, soit une augmentation de 12% sur un an.

L’action Rio Tinto avait clôturé en hausse de 1,08% à 53,55 dollars australiens avant l’annonce des résultats.
Les groupes miniers très touchés

Ces derniers mois, les groupes miniers ont été frappés de plein fouet par la chute des matières premières. Le cour du minerai de fer s’était effondré à 44,59 dollars début juillet, au plus bas depuis 2009, avant de se reprendre quelque peu.

Cependant, a assuré le groupe dans un communiqué, le gros temps actuel ne devrait pas durer car la croissance économique globale se renforce et les marchés des matières premières se rééquilibrent.

Mais « la reprise va se caractériser par un ralentissement de la croissance de la demande de matières premières comparé à la décennie passée et une focalisation vraisemblable sur la productivité et les coûts au détriment du développement de projets d’investissements », ajoute le communiqué.

(Avec AFP)

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