vendredi , 18 octobre 2019

Guinée / Ebola : UNMEER passe la main à l’OMS mais reste à côté

La mission des Nations-Unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER) passe la lutte contre la fièvre Ebola en Guinée à l’Organisation Mondiale de la Santé mais reste à côté pour apporter son appui, selon l’institution récemment créée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

UNMEER passe la main à l’OMS tout en laissant en place une nouvelle stratégie de lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Ce plan de bataille prend  pour venir à bout de l’épidémie tient compte du nombre de plus en plus réduit de cas d’infection, du rétrécissement des zones géographiques touchées et surtout de la plus grande maitrise des chaines de transmission.

Pour Peter Graaff, représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies et chef de mission de UNMEER, Ban Ki-moon a décidé de maintenir le leadership  de son organisme pour continuer à donner des orientations au Système des Nations-Unies dans le cadre de l’objectif « Zéro Ebola ».

« Ensemble, nous allons travailler sous la direction générale  de l’OMS et avec le soutien du Coordonnateur résident des Nations-Unies, des agences, fonds et programmes du Système en Guinée et en Sierra Leone », a dit Graaff lundi à Conakry.

La Guinée a enregistré au total 3.786 cas d’Ebola depuis le début de la maladie, selon le dernier rapport de la Coordination nationale de riposte à cette maladie. Le nombre de décès a atteint 2.522 à la date du 1er août, selon le même document.

Pour définitivement freiner l’élan de l’épidémie en Guinée l’OMS annonce que la lutte va se focaliser sur la sécurisation des enterrements, la prise en charge des malades vivants  et le renforcement des mesures visant à prévenir et à contrôler les infections dans les structures de santé.

« Nous sommes en train de renforcer cette phase, de suivre et d’identifier tous les contacts », a indiqué pour sa part Pr Mohammed Belhocine, nouveau Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé en Guinée. « Il y a des équipes d’investigations qui retrouvent  des contacts pour les surveiller  aux moins pendant 21 jours », a-t-il ajouté.

Par Sériane Théa

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