dimanche , 21 octobre 2018

Alliance UFDG-FPDD : les victimes du 28 Sept. 2009 stupéfaites par le « revirement » de Dalein

Le Collectif des Associations des Victimes du 28 septembre 2019, en abrégé CAVE, dit ne pas trouver d’inconvenant à ce que deux formations politiques légalement  agréées en Guinée s’allient en vue de la conquête du pouvoir. Mais de là à ce que l’une d’elles soient présidée par un certain Moussa Dadis Camara, il y a un pas à ne pas franchir pour le moment.

 

Le CAVE estime que l’Union des forces démocratiques de Guinée – UFDG- de Cellou Dalein Diallo va un peu trop vite en besogne. Pour son président Ibrahima Barry, le projet d’alliance entre les deux partis en tant que tel ne dérange pas les victimes. Mais le seul problème est que les FPDD sont présidées par Moussa Dadis Camara, président de la République au moment de la répression meurtrière.

 

« Nous pensons qu’il (Dadis, ndlr) devait se mettre à la disposition de la Justice », souligne Barry pour qui « la responsabilité morale » de l’ancien officier est tout de même engagée dans ce massacre.

 

D’après le président de la CAVE il est ahurissant de voir Cellou Dalein Diallo qui fustigeait Dadis il y a trois ans vouloir signer un pacte avec ce dernier aujourd’hui. « On ne comprend pas aujourd’hui ce revirement. Pourquoi? Parce qu’on veut aller à Sèkhoutoureyah? », s’interroge-t-il.

 

Dadis a été inculpé par la Justice guinéenne en début de ce mois pour son rôle présumé dans le massacre du 28 septembre 2009. Certains opposants, dont Cellou Dalein Diallo ont affiché des réserves face à la procédure judiciaire. Ils ont crié à une manipulations à des fins politiciennes dont le but caché serait d’empêcher l’arrivée en politique du chef de l’ex junte militaire.

 

Les victimes elles, ne voient pas la procédure sous cet angle. « Que ce soit une manoeuvre politicienne ou pas, nous attendions cela depuis six ans », indique Ibrahima Sow. »Les victimes souhaitent qu’on parte résolument vers la fin de ce procès pour qu’on sache qui a donné les ordres et qui les a exécutés. Tous les membres du CNDD doivent être entendus ».

 

Par Elie Ougna

+224 622 85 68 59

 

 

 

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