vendredi , 22 novembre 2019

Les Etats-Unis et Cuba rouvrent officiellement leurs ambassades

Après cinquante-quatre ans de froid diplomatique, les Etats-Unis et Cuba ont officiellement rouvert leurs ambassades à La Havane et à Washington, nouvelle étape concrète du rapprochement historique engagé en décembre par Barack Obama et Raul Castro.

Les bâtiments qui abritent les sections d’intérêts dans chaque capitale ont retrouvé automatiquement leur statut d’ambassade à 00 h 01 (6 heures à Paris), lundi 20 juillet, conséquence directe d’un accord annoncé le 30 juin.

Drapeau cubain hissé à Washington

A Washington, une cérémonie aura lieu à 16 h 30 dans l’édifice presque centenaire de la mission cubaine, en présence du ministre des affaires étrangères, Bruno Rodriguez, la première visite d’un chef de la diplomatie cubaine depuis 1959.

Le drapeau cubain sera hissé, ce qui devrait constituer l’image du jour. Bruno Rodriguez se rendra ensuite au département d’Etat pour voir son homologue américain, John Kerry, avec qui il participera à une conférence de presse vers 19 h 30.

A La Havane, aucune cérémonie n’est prévue pour lundi, mais le bloc de béton et de verre situé sur le « Malecon », boulevard du front de mer, sera bien transformé en ambassade américaine. Les diplomates attendront toutefois la venue de John Kerry cet été, à une date encore non annoncée, pour hisser le drapeau américain, expliquait un responsable vendredi.

 


Encore de nombreux sujets de discorde

Les relations diplomatiques entre les deux pays étaient rompues depuis 1961, et ce fut seulement en 1977 que Jimmy Carter et Fidel Castro convinrent d’ouvrir des sections d’intérêts dans les anciens locaux des ambassades, pour des tâches principalement consulaires.

La normalisation des relations diplomatiques ne masque cependant pas les nombreux sujets de discorde encore à l’ordre du jour : la levée de l’embargo américain, la restitution de la base navale de Guantanamo, les milliards de dollars d’indemnisation réclamés par les Américains expropriés de Cuba à la révolution, l’extradition des fugitifs réfugiés à Cuba et recherchés par la justice américaine.

Si Barack Obama s’est dit favorable à la fin de l’embargo imposé par John F. Kennedy en 1962 et renforcé par la loi Helms-Burton de 1996, le feu vert du Congrès américain est nécessaire. Or la majorité républicaine y est très hostile.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*