mercredi , 18 septembre 2019
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Alliance UFDG – FPDD : Quand l’OGDH rectifie le tir de son président

Les partis UFDG et FPDD doivent-ils nouer une alliance politique ? Autrement, Cellou Dalein Diallo et Moussa Dadis Camara peuvent-ils signer une alliance politique impliquant leur formation politique respective ? La position de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et celle de son président diffèrent à un point près.

 

Sur Radio Espace Fm, le président de l’OGDH, le Dr Thierno Madjou Sow, laissait entendre clairement le lundi dernier qu’une alliance entre les deux partis était tout à fait normal. Estimant que Cellou Dalein Diallo et Dadis Camara sont « deux citoyens Guinéens » qui ne sont pas déchus de leurs droits, il était parvenu à la conclusion que les deux leaders « peuvent normalement faire cette alliance. C’est tout à fait normal ». Dans la même émission, le président de l’OGDH a signifié la nécessité pour Dadis d’être entendu par la Justice « pour le laver complètement ou bien l’inculper ».

 

Depuis, les propos du Dr Sow sont diversement appréciés. Et certains soulignent avec insistance la preuve palpable de l’appartenance de l’OGDH à l’opposition. Ceux-ci clament que l’activiste des droits humains, en raison de sa position, devait faire preuve de neutralité ou se taire tout simplement.

 

Ce jeudi 1er juillet, pendant une conférence de presse, le Bureau exécutif de l’Organisation a tenté de corriger cette prise de position personnelle de son président. Même si ses membres présents devant les journalistes disent ne pas relever une quelconque contradiction entre les propos de leur chef et la position officielle de l’ONG.

 

Selon Abdoul Gadiri Diallo, membre du bureau exécutif et porte-parole de l’organisation de défense des droits humains, l’OGDH est une organisation non gouvernementale et apolitique. En clair, un institution ne prend pas position dans le débat politique du pays. « Elle défend des principes universellement reconnus. Nous n’avons pas à nous prononcer sur des décisions de partis politiques ».

 

D’après lui, l’OGDH n’étant pas un « appendice » d’un parti politique, n’a pas de jugement à porter sur une alliance entre des partis. Le tir est donc corrigé.

 

En revanche, M. Diallo croit savoir que sur le plan juridique, rien n’interdit à Dadis de briguer un quelconque mandat électif en Guinée. Dans la mesure où sa culpabilité n’est pour l’heure établi dans les crimes liés aux 28 septembre. « Pour nous, au plan moral, on trouve que c’est malséant. Fut-il arrivé au pouvoir par effraction, il est arrivée un moment où il s’est autoproclamé président de la Guinée. Si pendant cette présidence, il y a des atrocités comme celles du 28 septembre, nous pensons que la bienséance veut que le premier devoir qui l’incombe est de venir se présenter à un juge et de donner sa version des faits ».

 

Par Elie Ougna

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