lundi , 21 octobre 2019

Dialogue politique : Pas de consensus d’abord

Le dialogue politique inter-guinéen entamé récemment se poursuit toujours dans la salle « des Actes » en présence de toutes les parties prenantes. Pour la journée du mardi 23 juin 2015, la question des délégations spéciales et le calendrier des communales étaient officiellement à l’ordre du jour. Compte rendu avec les représentants de la mouvance présidentielle et de l’opposition.


Amadou Damaro Camara – (Parti au pouvoir ) :
 »On n’a commencé la séance d’aujourd’hui par l’ordre du jour. On n’a pas pu évacuer hier les problèmes des délégations spéciales et on s’était proposé aujourd’hui de parler du calendrier électoral concernant les élections communales. Alors, nos camarades de l’opposition qui ont demandé l’annulation du chronogramme posent la question à la CENI d’expliquer pourquoi elle a choisi ce chronogramme. La CENI répond très sagement que le chronogramme dont il s’agit est déjà du passé. Il a été annulé et qu’on ne nous demande pas de déterrer un mort et d’en compter les os. Les parties c’est-à-dire la mouvance comme l’opposition ont décidé d’annuler le chronogramme concernant les élections communales. Nous, de la mouvance, nous avons demandé à l’opposition si vous avez demandé à ce qu’on annule le chronogramme c’est que vous ne trouvez pas bien. Donc, qu’est-ce que vous avez en échange ? Nous sommes à ce point et nous le maintenons parce que nous n’avons pas de point de vue à ce niveau. S’ils (nos camarades de l’opposition) croient qu’on peut organiser des élections communales avant les présidentielles, mais c’est à eux de nous dire comment. Parce qu’à Kindia, la CENI a donné tous les arguments techniques, juridiques et financiers pour expliquer pourquoi on tient les présidentielles avant les communales. Mais je l’ai dit et permettez-moi de le répéter, notre opposition a une seule lecture. C’est la lecture politique de tous les problèmes tels qu’ils soient. D’ordre juridique, d’ordre technique et même d’ordre financier. Pour eux, la maladie Ebola n’est pas arrivée et le pays n’a aucune contrainte financière. Pour eux, tout marche comme ils le veulent. Alors nous nous proposons de reprendre les discussions demain et on a demandé à la CENI d’avoir un mandat général pour venir répondre éventuellement à des questions purement techniques ».

 

Aboubacar Sylla (Opposition ) : « Nous avons repris les travaux du dialogue là ou on les avait laissés hier, c’est-à-dire sur le point de l’ordre du jour relatif aux délégations spéciales. Cette question a fait l’objet de débat très houleux, aucun consensus n’a pour le moment été encore trouvé. Donc, nous avons mis en stand by cette question comme vous le savez les points de l’ordre du jour s’entretenaient sur les unes des autres. Et, nous avons ouvert le point sur le chapitre du calendrier électoral pour les communales. Là aussi nous avons entamé les discussions et nous avons arrivé à la conclusion en ce qui concerne ce point, qu’il faudrait que la CENI nous fasse un état des lieux de la situation à ce niveau, pour qu’on est le point de la préparation de l’organisation des élections communales au niveau de la CENI avant qu’on ne puisse faire des propositions. La délégation de la CENI qui était dans la salle nous a dit ne pas avoir le mandat pour nous exposer la situation actuelle de l’exécution du calendrier électoral, celui en rapport avec les communales. Et, qu’il fallait qu’elle retourne au niveau de la CENI pour y prendre le mandat nécessaire. Donc, la séance a été levée sur ce et le dialogue sera repris demain à 14 heures ».


Avec Médiaguinee

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Note : Le ministre d’Etat chargé de la Justice Cheick Sako et le ministre secrétaire général à la présidence de la République Naby Youssouf Kiridi Bangoura dirigent le dialogue politique amorcé le 18 juin, à Conakry.


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