vendredi , 13 décembre 2019

Dialogue : là où ça risque de coincer

Le dialogue politique entre partie au pouvoir et l’opposition se poursuit à Conakry. Lundi, les deux parties se sont à nouveau retrouvées au Palais du peuple. Pour cette troisième journée, les débats ont porté essentiellement sur les délégations spéciales.

 

Selon le président du Cadre de concertation, le ministre d’Etat à la Justice, Me Cheick Sako, les discussions qui reprendront cet après-midi seront axées sur le calendrier électoral. Un calendrier déjà modifié puisque la Commission électorale nationale indépendante a accepté l’annulation du chronogramme des élections communales et communautaires.

 

Le hic à ce niveau est que la mouvance présidentielle, par son président du groupe parlementaire, Amadou Damaro Camara, affiche de plus en plus son refus de cautionner une date fixée autour d’une table de dialogue.

 

Après avoir déconseillé la création  »des lois autour d’une table » la semaine dernière, le député du RPG Arc-en-ciel a encore prévenu lundi à l’issue de la concertation que son groupe n’acceptera de piéter les lois de la République.

« J’ai dit clairement aux uns et aux autres en tant que député, et de surcroît président du groupe parlementaire, nous n’accepterons pour rien au monde de piétiner la loi et de faire le travail de l’Assemblée nationale, qu’ils ont délibérément quittés pour faire les lois dans un forum », a-t-il dit.

 

La mouvance présidentielle semble donc prête à rejeter toute autre proposition émanant de l’opposition sur un nouveau chronogramme des élections locales au nom du respect de la loi et des pouvoirs de l’Assemblée nationale. Un autre point de blocage en perspective?

 

Kaloumpresse

 

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