mardi , 23 juillet 2019
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Cellou Dalein Diallo : « Ce que j’ai dit avec le président »

Le président Alpha Condé a reçu ce mercredi 20 mai en audience le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo. Qu’ont-ils dit ? Voici la version de l’opposant à l’issue de leur entretien.

 

« Comme vous le savez tous, le Président de la République m’avait adressé une lettre d’invitation pour une rencontre, pour parler des questions d’intérêt national et du calendrier  des élections qui a suscité des contractions.


Nous nous sommes entretenus sur le calendrier électoral. Disons que le président de la République a souhaité avoir ma lecture des événements et surtout les propositions qui sont susceptibles. ce que j’ai fait. Je lui ai expliqué la position de l’opposition et surtout les arguments qui soutiennent cette position. Il a dit qu’il prend bonne note et qu’il fera savoir sa position ultérieurement. Parce que son rôle, c’est d’écouter et la mouvance et l’opposition et essayer en fonction des positions, de proposer des solutions.

Je n’ai pas besoin de revenir sur les positions que vous connaissez, ni sur les arguments qui soutiennent les positions de l’opposition. Nous avons estimé qu’il était bon de faire l’effort d’organiser les élections communales avant les présidentielles en raison du fait que l’engagement de faire les élections avait été pris en juin 2013 qui a été sanctionné par l’accord du 3 juillet. Le même engagement a été réitéré lors du dialogue de juillet 2014, lorsque nous nous sommes rencontrés sous la Présidence du Ministère de la Justice Garde des Sceaux. J’ai aussi rappelé que la CENI ne peut pas invoquer son indépendance pour violer la Constitution, le Code des collectivités et le Code électoral.  Dans l’intérêt de la démocratie à la base de la paix et de la cohésion sociale, il serait bon de faire l’effort de trouver une solution permettant d’organiser les élections communales. J’ai rappelé que l’article 136 de la constitution stipule que les collectivités locales sont administrées par des élus et les articles 8 et 100 de la collectivité aussi indiquent qu’on ne peut mettre une délégation spéciale que pour une durée de 6 mois pour revenir à la normalité et être conforme à l’article 136 de la Constitution. Il faut organiser les élections pour que les collectivités à la base soient administrées par les élus locaux.


Et après tout ça, le président de la République a dit qu’il réserve ses arguments pour plus tard. Lorsqu’il aura confronté la position de l’opposition en terme de rendement, il fera part de ses impressions. En dehors de cela, on a parlé de la situation du Mali. Enfin, celle qui existe entre les musulmans qui sont divisés en wahabiya, en tidianya etc…


Un peu partout notamment au Foutah, à Labé des préoccupations qu’il a exprimées à propos de ça. Voilà en bref ce dont on a parlé.


Nous attendons. Il n’a pas réagit à mes propositions. Il a prévu de le faire plus tard. Nous attendons ses propositions de sortie de crise. »


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