dimanche , 24 mars 2019

Burundi: report de 10 jours des élections législatives et communales

Le président burundais Pierre Nkurunziza, confronté à une profonde crise politique dans son pays, a reporté au 5 juin les élections législatives et communales prévues initialement le 26 mai, a annoncé la présidence à l’AFP.

« Les Burundais sont appelés aux élections des conseils communaux et des départements le 5 juin », a déclaré Willy Nyamitwe, conseiller en communication du président. La date du 2 juin, qu’il avait précédemment annoncée par erreur pour ces scrutins, marque « en fait (…) la fin de la campagne électorale ».

Selon lui, en signant ce décret de report, le chef de l’Etat a suivi une recommandation de la Commission électorale (Céni) et répondu aux demandes de l’opposition politique burundaise et de la communauté internationale.

La capitale burundaise Bujumbura est le théâtre depuis plus de trois semaines de manifestations d’opposition à un troisième mandat du président Nkurunziza: celui-ci est officiellement candidat au scrutin présidentiel qui suivra les législatives et communales, en principe le 26 juin.

Ce mouvement de contestation populaire, interdit par le pouvoir, a été émaillé de heurts violents entre manifestants et policiers ou jeunes du parti au pouvoir. Une vingtaine de personnes ont été tuées.

Terrorisés par le climat pré-électoral, plus de 100.000 Burundais, selon l’ONU, ont aussi fui ces dernières semaines dans les pays voisins, au Rwanda, en République démocratique du Congo et en Tanzanie.

Dans ce contexte tendu, le président Nkurunziza a déjoué la semaine dernière une tentative de coup d’Etat de généraux et de commissaires de police, qui, lui reprochant de se représenter pour un nouveau mandat présidentiel « au mépris » de son peuple, ont tenté de le destituer alors qu’il était en déplacement officiel en Tanzanie.

Les opposants à un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, le jugent anticonstitutionnel et surtout contraire aux accords de réconciliation nationale signés à Arusha en 2000, qui avaient ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006).

Alors qu’on lui demandait si, dans ce contexte, ce report serait suffisant, M. Nyamitwe a répondu: « c’est la Céni qui a proposé ce report pour répondre à cette question ».

Ces dernières semaines, les communautés internationale et régionale – Etats-Unis, Européens, mais aussi Union africaine ou pays d’Afrique des Grands Lacs – ont appelé à un report des élections, jugeant le climat pas propice à leur tenue.

Mardi, l’Union européenne a appelé à un report « dans les limites constitutionnelles » – de facto un report limité pour qu’un nouveau président puisse être élu et investi avant que le mandat en cours de Pierre Nkurunziza ne se termine. La Conférence internationale de la région des Grands Lacs, organisation intergouvernementale régionale, a elle appelé à un report « sine die ».

 

Le président burundais Pierre Nkurunziza, confronté à une profonde crise politique dans son pays, a reporté au 5 juin les élections législatives et communales prévues initialement le 26 mai, a annoncé la présidence à l’AFP.

« Les Burundais sont appelés aux élections des conseils communaux et des départements le 5 juin », a déclaré Willy Nyamitwe, conseiller en communication du président. La date du 2 juin, qu’il avait précédemment annoncée par erreur pour ces scrutins, marque « en fait (…) la fin de la campagne électorale ».

Selon lui, en signant ce décret de report, le chef de l’Etat a suivi une recommandation de la Commission électorale (Céni) et répondu aux demandes de l’opposition politique burundaise et de la communauté internationale.

La capitale burundaise Bujumbura est le théâtre depuis plus de trois semaines de manifestations d’opposition à un troisième mandat du président Nkurunziza: celui-ci est officiellement candidat au scrutin présidentiel qui suivra les législatives et communales, en principe le 26 juin.

Ce mouvement de contestation populaire, interdit par le pouvoir, a été émaillé de heurts violents entre manifestants et policiers ou jeunes du parti au pouvoir. Une vingtaine de personnes ont été tuées.

Terrorisés par le climat pré-électoral, plus de 100.000 Burundais, selon l’ONU, ont aussi fui ces dernières semaines dans les pays voisins, au Rwanda, en République démocratique du Congo et en Tanzanie.

Dans ce contexte tendu, le président Nkurunziza a déjoué la semaine dernière une tentative de coup d’Etat de généraux et de commissaires de police, qui, lui reprochant de se représenter pour un nouveau mandat présidentiel « au mépris » de son peuple, ont tenté de le destituer alors qu’il était en déplacement officiel en Tanzanie.

Les opposants à un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, le jugent anticonstitutionnel et surtout contraire aux accords de réconciliation nationale signés à Arusha en 2000, qui avaient ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006).

Alors qu’on lui demandait si, dans ce contexte, ce report serait suffisant, M. Nyamitwe a répondu: « c’est la Céni qui a proposé ce report pour répondre à cette question ».

Ces dernières semaines, les communautés internationale et régionale – Etats-Unis, Européens, mais aussi Union africaine ou pays d’Afrique des Grands Lacs – ont appelé à un report des élections, jugeant le climat pas propice à leur tenue.

Mardi, l’Union européenne a appelé à un report « dans les limites constitutionnelles » – de facto un report limité pour qu’un nouveau président puisse être élu et investi avant que le mandat en cours de Pierre Nkurunziza ne se termine. La Conférence internationale de la région des Grands Lacs, organisation intergouvernementale régionale, a elle appelé à un report « sine die ».

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