vendredi , 19 avril 2019
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NFD: Soropogui et Mouctar Diallo lavent leurs  »linges sales » sur la place publique

Par un communiqué au vitriol publié ce mercredi dans la presse guinéenne, Etienne Soropogui, vice-président des NFD de Mouctar Diallo, et par ailleurs Directeur adjoint de la CENI (Communication Électorale Nationale Indépendante), vient de déballer sur la place publique la  »sourde guerre » que se livraient les deux hommes depuis quelques temps.

 

Par cette sortie qui édifie on ne peut mieux plus d’un, Soropogui, compagnon de lutte de longue date de Mouctar Diallo, vient de montrer que la rupture est consommée entre les deux. Sans pour autant le nommer, Etienne a même qualifié  Mouctar de « petits poucets ou seconds couteaux ». Il ferait sans doute allusion à la décision de Mouctar Diallo de se retirer de la compétition électorale au profit du leader de l’UFDG, l’ancien Premier ministre El Hadj Cellou Dalein Diallo. Lisez plutôt!

Chers Compatriotes,

En ma qualité de membre de la Commission Électorale Nationale Indépendante, commissaire de la République, je suis tenu à la fois par mon serment et par une obligation de réserve d’ordre légale.

Mais, les dernières déclarations de mon ami Mouctar Diallo, Président des NFD, ne me donnent malheureusement pas beaucoup de choix, que d’apporter des précisions sur ma conception de ce que c’est la République, ses principes et valeurs.

Le sens de mon engagement en politique repose sur le respect rigoureux de ces principes et valeurs.

En prenant la décision de venir à la CENI, je rappelle que je n’y étais pas oblige, je m’engageais de sortir ne serait-ce que- momentanément- des clivages partisans afin d’exercer mes fonctions de commissaire d’une manière neutre et impartiale telle qu’indique dans le serment que j’ai librement prêté.

Mes compatriotes dans leurs majorités connaissent mes penchants philosophiques, politiques, idéologiques. Çà serait faire preuve de malhonnêteté intellectuelle que de nier cet état de fait. Par contre, dans l’exercice de mes fonctions ; je ne dois rien faire qui soit de nature à privilégier un compétiteur au détriment d’un autre, mon rôle et je crois celui de l’institution est de faire en sorte que tous les compétiteurs du jeu électoral soit traite avec équité sans consentir un avantage à une quelconque tendance politique.

Parce qu’il est d’une importance capitale pour notre processus électoral, mais aussi pour notre pays que la CENI soit perçu comme indépendante à la fois des Partis Politiques mais aussi du gouvernement.

Dans l’exercice de mes fonctions de commissaire de la République, je ne dois ni solliciter ni recevoir d’instructions ou d’ordre d’aucune autorité publique ou privée. Je ne dois obéir qu’à l’autorité de la loi. (Art 8 Loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de la CENI)

Par contre je suis à la CENI pour m’assurer que le déroulé technique des opérations électorales respecte les principes et normes d’une élection démocratique, sincère et honnête.

Pour ce faire, je suis disposé à avoir des échanges avec les grands acteurs de toutes les tendances véritablement concernées par la présidentielle, pas les petits poucets ou seconds couteaux qui ont publiquement annoncé ne pas prendre part au scrutin.

Le jour où je me rendrais personnellement compte que la façon dont le processus est déroulé viole les principes d’une élection démocratique, je tirerai les conclusions qui s’imposent.

Etienne Soropogui

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