vendredi , 24 mai 2019

 »800 mille femmes risquent d’accoucher sans assistance médicale pour les 12 prochains mois » (Nations Unies)

La célébration de la journée internationale des femmes dimanche 8 mars 2015 a été une aubaine pour le coordinateur du système des Nations Unies en Guinée, de dresser le bilan de la situation de la femme guinéenne. Célébrée dans un contexte d’Ebola, les femmes des pays de la zone Mano river union, touchés par l’épidémie se sont accordés sur le thème ‘’la femme au-delà d’Ebola’’.

Mme Séraphine Wakana, coordinateur du système des Nations Unies en Guinée a salué les avancées atteintes par la Guinée sur le plan juridique, notamment à travers l’adoption des politiques nationales intégrant la promotion de la femme, la ratification des conventions internationales ainsi que des accords au niveau régional en matière de promotion des droits de la femme.

Malheureusement, regrette-t-elle, ‘’ces efforts entrepris risquent d’être compromis par le contexte d’Ebola qui sévit dans le pays’’.
D’après lui, les différentes études d’impact économique et social de l’épidémie d’Ebola en Guinée, ‘’… montre que la majorité des victimes d’Ebola sont les femmes. Ceci, en raison de normes sociétales qui différencient les rôles sociaux des femmes  en fonction de leur sexe’’.

Conséquences : 60% des cas d’infection au virus d’Ebola sont des femmes, révèle Mme Wakana. Et de préciser qu’elles constituent les ‘’principales sources de contamination des enfants’’.

C’est pourquoi, le coordinateur affirme : ‘’Ebola a rendu la femme guinéenne encore plus vulnérable, plus pauvre qu’elle ne l’était. Ajouté à cela, celles qui sont guéries, aujourd’hui stigmatisées et marginalisées’’.

Eu égard ces conséquences, Ebola a engendré des nouveaux défis liés à la santé maternelle, ‘’du fait de la psychose généralisée et de la fermeture de certains centre de santé’’.

‘’Selon les derniers chiffres publiés par les Nations Unies, environs 800 mille femmes risquent de donner naissance sans assistance médicale pendant les 12 prochains mois. Ce qui augmente encore les risques de décès de la mère et de l’enfant à l’accouchement’’, rapporte Mme Séraphine.

Au-delà d’Ebola, le coordinateur souligne que les agences des Nations Unies se sont engagées avec le gouvernement guinéen et ses partenaires, à développer un système de protection sociale qui garantit la survie et l’insertion sociale des orphelins et des survivants d’Ebola.

Par Aliou Diallo

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*