lundi , 17 juin 2019

Dernière attaque de Wade contre le Président Sall : Le mythe s’effondre

Lorsque toutes les brides sont lâchées, les esprits belliqueux et vagabonds se laissent aller à la divagation dans les sombres et vastes profondeurs abyssales de la jaserie et de la médisance. Lorsque, à l’occasion d’une conférence de presse, Maître Abdoulaye Wade traite de « descendant d’esclaves » son successeur à la tête du pays.

 

Lorsqu’il assume ses propos et ajoute : « on aurait pu vivre jusqu’à la nuit des temps sans que personne ne soit au courant ». Lorsqu’il dit aux sénégalais « vous pouvez accepter qu’il (Macky) soit au-dessus de vous, mais pas moi ni mon fils », parlant de celui qu’il a « fait de toutes pièces », pour avoir cheminé avec ce dernier dans les méandres de la politique et de la politique. Il y a de quoi se poser des questions sur l’état de profond désespoir de ce papa meurtri par la situation de son fils actuellement dans les mailles de la justice sénégalaise.

Quelle mouche a bien pu piquer le Président Wade pour qu’il tienne des propos aussi indélicats et indécents à l’endroit de l’actuel Président de la République ? Celui-là même à qui il a eu à tresser les plus beaux  lauriers lorsqu’ils étaient ensemble au Pouvoir. On le savait imprévisible et très permissif, le Président Wade. Mais certainement pas à ce point-là.

 

Cependant, la surprise ne devrait pas être hénaurme pour ceux qui ont, tout juste, bien suivi le cheminement de cet homme-là. On sait aussi de lui qu’il ne remue pas sa langue « sept fois dans la bouche avant de parler », il en perdrait du temps. On sait, enfin, que pour lui, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. Mais il est allé trop loin cette fois-ci, en crachant du pur venin, tel une vilaine vipère, sur sa malheureuse proie. Au nom de son propre fils.

 

Ceux qui connaissent un petit bout de l’histoire politique récente du Sénégal se rappelleront qu’il a eu à traiter le Président Abdou Diouf de « diable » lors d’une campagne électorale, parce que ne disposant pas, alors, d’arguments convaincants. Ce dernier ne l’aurait sûrement pas suivi dans ce vol plané rasant les flaques de « poto-poto ». Mais le contexte l’y obligeait, parce qu’il fallait répondre à ce coup de l’adversaire. « Il vaut mieux saluer le diable qu’on connaît, plutôt que de serrer la main au diable qu’on ne connaît pas ». Telle fut la réponse du berger à la bergère.

 

Le souvenir des évènements 23 juin est encore frais dans nos mémoires de pauvres sénégalais, qui coûtèrent la vie à une dizaine de jeunes sénégalais. Et cela « n’ [était] qu’une brise » pour lui. Qui parlait de diable ?

Ce ne sont pas les exemples qui manquent pour rappeler que le Président Wade n’a pas fait et dit que des choses biens. Et les gens préfèrent souvent taire ce côté pernicieux, au nom de la décence. Pourquoi n’en a-t-il pas fait autant ? Si Dieu lui-même, l’Omniscient, révélait tout de suite les secrets de certaines personnes, il y en aurait qui préfèreraient se retrouver sous terre plutôt que de rester une seconde de plus sur la terre. Que le Président Sall soit descendant d’esclaves, cela n’intéresse, certainement, que les amateurs de ragots et les détracteurs en panne d’arguments.

 

Nous autres, sénégalais, responsables, sommes plutôt préoccupés par des choses beaucoup plus importantes que ces propos teintés d’un « ethnicisme » et d’un « casticisme » qui ne disent pas leur nom. Ne créons pas de « fitna » dans ce pays.

Que le Président Sall soit descendant d’esclaves fait-il de lui un esclave, pour qu’il subisse le même sort éventuellement réservé à cette caste ? N’est-il pas assez ridicule, dans une République comme le Sénégal, de tenir des propos du genre « je n’accepte pas qu’untel soit mon Président parce qu’il est de telle ou telle caste » ? Le fait est là. Monsieur Macky Sall est bien le Président de tous les sénégalais, et il en sera ainsi, au moins jusqu’en 2017. Inchallah. C’est bien dommage qu’il en soit arrivé là, le Président Wade. C’est dommage qu’il soit tombé aussi bas, pour quelqu’un qui a eu à occuper la plus haute fonction dans ce pays. Ceci est sûrement la dernière chose que les sénégalais vont lui pardonner.

Pape O.B.H. DIOUF

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