mardi , 10 décembre 2019

Avec Gemalto les guinéens doivent-ils craindre pour leur fichier électoral?

La société Gemalto, jugée comme le plus gros fabricant de cartes SIM au monde, se serait fait piquer des clés de chiffrement par la NSA et l’agence de renseignements britannique la GCHQ.

 

Les faits auraient eu lieu entre 2010 et 2011. Derrière ce manège, se cachait la volonté d’espionner des communications téléphoniques, selon le site The Intercept jeudi 19 février.

 

Après avoir diversifier ses activités, Gemalto est présente dans 85 pays et fournit d’autres services comme des passeports aux États-Unis ainsi que des cartes bancaires.

 

En Guinée, la société a signé en novembre 2014 avec la Commission électorale nationale indépendante, un contrat pour la fourniture d’une solution complète d’enrôlement, de déduplication et d’édition des listes et cartes d’électeurs.

 

La CENI s’était félicitée du choix d’un « leader mondial » parmi trois autres soumissionnaires à savoir Safran Morpho de France,  Zetes de Belgique et Smartmatic des Pays-Bas. Un leader qui affiche aujourd’hui des faiblesse et prouve la vulnérabilité de son système.

 

Avec ce piratage des données de Gemalto en France, les guinéens peuvent-ils s’offrir le droit de craindre l’utilisation de leurs données alphanumériques par d’éventuels pirates à d’autres fins ? C’est toute la question.

 

Par Mamady Fofana

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*