samedi , 17 août 2019

Grandes manœuvres pour rassurer de la tenue d’une présidentielle transparente

La pression grimpe. A quelques mois de la tenue de l’élection présidentielle, le gouvernement a entamé des grandes manœuvres visant à rassurer l’opinion nationale et internationale de sa volonté d’organiser un scrutin présidentiel libre et transparent.

 

Dans ce cadre, le ministre d’Etat chargé des Affaires étrangères semble prendre les choses en main, côté partenaires bi et multilatéraux. Cette semaine, François Louncény Fall a engagé une série de consultations avec les partenaires internationaux, sur le processus électoral.

 

La démarche lui  a déjà permis de rencontrer le Chef de la Délégation de l’Union européenne en Guinée et quelques diplomates représentant l’Allemagne, l’Espagne, la France et la Grande-Bretagne.

 

Avec ces diplomates, le chef de la diplomatie guinéenne a « réitéré la ferme détermination du Gouvernement guinéen à tenir l’élection présidentielle en 2015, conformément à la Constitution », selon la Présidence guinéenne. « Il a réaffirmé la disponibilité entière de la Guinée à collaborer avec l’ensemble des pays amis et les institutions partenaires dans la mobilisation des ressources nécessaires à la bonne conduite du processus électoral », selon un communiqué par l’institution. Fall a « assuré que la Guinée est disposée à recevoir tous les observateurs internationaux pour garantir la transparence et l’intégrité totales du processus électoral », ajoute le communiqué.

 

Au cours de cette même rencontre, le Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation Alhassane Condé a tenu à préciser que le recensement général de la population effectué sous l’égide du Ministère du Plan n’a aucun lien avec le fichier électoral.

 

Cette dernière mise au point est importante d’autant que l’opposition soupçonne le pouvoir de vouloir tripatouiller l’élection en s’appuyant sur ce troisième RGPH qui donne la région de Kankan, la plus peuplée du pays, après celle de Conakry. Monsieur Condé a également assuré de la neutralité des administrateurs territoriaux.

Après avoir fait marche arrière et accepté de prendre des financements extérieurs pour organiser l’élection présidentielle, le gouvernement tente ainsi de rassurer les parties prenantes. Même si les propos tenus par le président Alpha Condé mercredi à Conakry lorsqu’il prédit sa réélection dès le premier tour ne sont pas de nature à donner plus de sérénité.

 

Par Mamady Fofana

 

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