vendredi , 6 décembre 2019

Labé : descente musclée des agents de sécurité, écoles et marchés fermés, la fièvre retombe

Ce mardi 3 février, la manifestation de l’UFDG qui se poursuit de manière sporadique a du mal à prendre forme et est loin de connaître la chaleur d’hier.

Tôt le matin, voulant avoir un ascendant sur les manifestants, les forces de l’ordre ont investi les différents carrefours où les affrontements ont été tendus hier.

Le problème a éclaté cette fois du côté de Daka, quartier réputé chaud à Labé et connu pour son implication dans les mouvements sociaux. Les forces de l’ordre, renforcés et mieux équipés qu’hier, sont venues à la percussion, se heurtant aux barricades composées de pierres et de torches de pneus enflammées auxquelles s’ajoutent des projectiles projetés à la main ou aux lance pierres par des manifestants. Suivent ainsi des coups de pieds, de matraques et autres arrestations musclées opérées par les agents de la sécurité visiblement déterminés à anéantir les poches de résistance.

Sur les lieux, en face de la grande Mosquée de Daka, brûlait une moto de marque bobby dans l’une des haies formées. La population accuse les forces de l’ordre de l’avoir trainée là. Toutefois, sur le terrain les forces de l’ordre s’employaient également à éteindre le feu. Non loin, deux autres motos superposées cramaient dans une cour sans qu’on ne sache qui en est l’auteur.

Un peu plus loin à Kouroula, siège de l’UFDG, les mêmes barricades étaient érigées et là aussi les forces de l’ordre sont venues briser la faible opposition qui s’y tenait. En certains endroits, des agents des forces de l’ordre utilisaient des frondes et ripostaient aux jets de pierre par d’autres jets de pierres.

Pendant ce temps, les autorités administratives et militaires de la région sillonnaient l’hôpital régional pour se rendre au chevet des malades. Egalement du côté de l’hôpital militaire du camp Elhadj Oumar Tall où sont admis les agents blessés.

S’agissant d’une personne atteinte par balle, le DG de l’hôpital régional Dr Ataoulaye Sall a conformé la nouvelle en ces termes : « c’est une plaie causée par un projectile de fusil » ajoutant que la blessure est bénigne et ne comporte aucun risque pour le pronostic vital de M. Alhassane Diallo.

Les élèves ont été autorisés à renter à la maison , le marché de Labé fermé ce midi.

A l’état major de l’UFDG, on n’exclut pas de porter plainte contre l’autorité préfectorale et son garde du corps, présumé auteur du tir en question.

La société civile, par la voix de son président Cellou Goumba Diallo, a déclaré que son équipe, après constat des échauffourées, serait sur le point de demander aux autorités le retrait des forces de l’ordre qui de son avis ont outrepassé leurs prérogatives.

Pour le bilan officiel fait par le Docteur Kourouma, porte-parole de l’hôpital, ce matin du mardi il ya eu 18 cas enregistrés par les services sanitaires dont 8 ayant nécessité des points de suture , un cas de blessure au fond nécessitant une radio et supposé être par balle.

Il faut noter que dans ce bilan il n’y a que des manifestants civils, les forces de l’ordre étant admis au camp Elhadj Oumar Tall de Labé.

Mediaguinee

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