jeudi , 19 septembre 2019
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Cinéma : les producteurs et réalisateurs guinéens tirent la sonnette d’alarme

La coordination nationale des producteurs et réalisateurs indépendants de l’audiovisuel de Guinée – CNPRIA-Guinée- et l’Organisation culturelle pour la paix et le développement ont appelé lundi les autorités à mettre en place une politique adéquate afin de sauver le 7è art.

 

Les deux structures qui disent être à bout de souffle face à la piraterie et au manque d’attention des pouvoirs publics soutiennent qu’il y a urgence.

 

« De nos jours, la production et la distribution des œuvres cinématographies et vidéographies sont devenues de plus en plus difficiles, car de nombreux producteurs, distributeurs et importateurs agréés sont accusés de la piraterie des œuvres vidéographiques, des arrestations arbitraires, des menaces et d’intimidations de la part du Bureau guinéens de droits d’auteurs  »BGDA », a indiqué Ibrahima Aminata Kaba, président de CNPRIA-Guinée.

 

Les producteurs et réalisateurs fustigent l’absence des rencontres cinématographiques et audiovisuelles dû à la qualité et des faibles moyens de leurs productions, la diffusion dans les quartiers de leurs produits par des distributeurs clandestins, et le non respect des textes réglementaires par le BGDA.

 

Ils accusent le Bureau guinéen des droits d’auteurs d’inertie face aux pirates des œuvres cinématographiques.  En plus, le même consortium estime que le BGDA  se tourne vers ses membres pour se remplir les poches sans jamais chercher à harmoniser ce secteur. « Ces gens veulent juste de l’argent », ont accusé les membres de la Coordination nationale des producteurs et réalisateurs indépendants de l’audiovisuel de Guinée et l’Organisation culturelle pour la paix et le développement, ajoutant que ses membres ne reçoivent pas de droits d’auteurs alors que « l’Etat donne chaque année au BGDA plus de 3 milliards de francs guinéens ».

 

Enfin, les producteurs et réalisateurs sollicitent plus de sécurité et d’assistance techniques, matérielles voire financières pour le décollage du Cinéma guinéen.

Sériane Théa


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