lundi , 17 décembre 2018
Flash info

Guinée : rentrée morose des classes

Malgré le retard accusé dans l’ouverture des classes en Guinée, la reprise des cours lundi 19 janvier après six mois de vacances s’est déroulée sans engouement comme les années antérieures. En cause, la conjoncture économique, mais aussi et surtout la crainte due à la fièvre Ebola.

 

Au deuxième jour de la rentrée des classes, à Conakry, la présence des dispositifs sanitaires essentiellement constitués de kits pour le lavage des mains et de thermoflashs est visible dans les établissements scolaires publics et privés.

 

Tout est prêt ou presque pour recevoir les élèves dont la majorité ne répond toujours pas à l’appel. Certains parents d’élèves qui craignent toujours la maladie Ebola sont réticents à l’idée de laisser leurs enfants se présenter à l’école.

 

 »Ebola sévit toujours en Guinée et je ne crois si les mesures de préventions installés dans certaines écoles sont efficaces », explique au quartier Cosa dans la commune de Ratoma, Abdoul, environ 40 ans, très prudent à l’idée d’ouvrir les salles de classes. « A mon avis on devait attendre un peu », dit-il, soutenu par son voisin.

Pour Mamady Kaba, que nous avons rencontré dans la commune de Matam, le gouvernement est à remercier pour l’ouverture des écoles, ce qui a permis d’éviter une année blanche. Pour ce parent d’élève, il est tout aussi incompréhensible qu’inadmissible de justifier cette ambiance morose par la crise économique qui frappe les Guinéens. « J’entends les gens dire que les parents d’élèves ne sont pas préparés. Comment peut-on  resté tout ce temps sans chercher les outils d’écoliers ? », s’interroge-t-il.

Face à ce qu’on appelle à Conakry la conjoncture, certains établissements privés, à l’image de  l’école primaire Koundjan Keita dans la commune de Matam, ont opté pour le marketing. Ils demandent aux élèves de venir en civil en attendant que les parents leur trouvent le nécessaire.

Mais au delà de cette opération de charme, Sagno Ibrahima, censeur de cette école, rappelle l’objectif majeur qu’est la prévention de la fièvre Ebola en milieu scolaire. L’établissement a reçu 15 sceaux, du chlore et 8 thermoflashs du gouvernement. ‘’Nous avons un médecin qui contrôle les températures’’, explique Sagno qui ne s’attendait tout de même pas une rentrée des classe cette année.

Fait nouveau, la majorité des écoles envisagent cette année de mentionner les températures des élèves dans des cahiers ouverts à cet effet.

Sériane Théa

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*