mardi , 20 août 2019

Belgique: Un Guinéen refoulé vers son pays d’origine où sévit l’épidémie d’Ebola

Un Guinéen qui était détenu depuis septembre dernier au centre fermé du Caricole à Steenokkerzeel, a été refoulé mardi vers son pays d’origine, où sévit toujours l’épidémie d’Ebola.

Une quarantaine de sans-papiers du collectif Ebola (Guinée, Sierra Leone et Libéria) se sont rendus à l’aéroport de Zaventem pour protester contre son expulsion et informer les passagers du vol qu’il devait emprunter sur sa situation.

« La Belgique a organisé un retour forcé d’un ressortissant guinéen qui avait fait une demande d’asile. L’Office des Etrangers parle d’un ‘refoulement’ et non d’une expulsion. Pour nous, il s’agit d’une expulsion délibérée et forcée vers un pays où des gens continuent à mourir de l’épidémie d’Ebola, c’est inacceptable », a indiqué Alexis Andries, porte-parole de l’asbl Pigment. « Nous manifesterons mercredi aux abords du cabinet du Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Théo Francken pour demander l’arrêt officiel des expulsions vers les pays touchés par la fièvre hémorragique ».

Les expulsions forcées d’immigrés depuis la Belgique vers les pays africains touchés par l’épidémie Ebola ont été suspendues depuis août dernier afin de protéger les policiers chargés d’escorter les personnes expulsées.

L’Office des Étrangers a pour sa part indiqué que le ressortissant guinéen avait été refoulé et non rapatrié. « Il s’agit d’un homme arrivé depuis la Guinée via le Maroc et qui était détenu au centre fermé du Caricole depuis septembre dernier. Il n’est pas considéré comme ayant passé la frontière belge et a fait deux demandes d’asile en septembre et novembre, dont il a été débouté. Dans un tel cas, en application de la Convention de Chicago, il a été reconduit vers l’aéroport d’où il était parti », a souligné Dominique Ernould, porte-parole de l’Office.

« En 2014, 26 ressortissants guinéens sont retournés volontairement dans leur pays. Le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides n’a pas estimé nécessaire d’accorder la protection subsidiaire aux ressortissants des pays touchés par l’épidémie Ebola. En suivant les consignes élémentaires de santé publique, on peut en principe vivre sans problème en Guinée », a-t-elle conclu.

Belga

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