vendredi , 22 février 2019

Divorce entre citoyens et la société civile: les observations de Dansa Kourouma

Ces dernières années, en Guinée, la société civile reste secouée par des querelles intestines. Lundi, le président des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), a levé un coin le voile.

‘’La société civile guinéenne a besoin d’une nouvelle dynamique parce que le contrat qu’on avait avec les citoyens est un contrat qui est en train d’être rompu. Il faut un nouveau contrat citoyen. Celui-ci doit tenir compte du nouveau contexte politique social et économique de notre pays’’, a estimé le Dr Dansa Kourouma.

La société civile, d’après l’ancien membre du conseil national de la transition (CNT), comporte des valeurs et des principes qui se résument à ‘’l’impartialité, à la neutralité politique, à l’égalité et du respect du genre’’.

Connaissant les différentes péripéties traversées par cette organisation depuis une dizaine d’années, le Dr Kourouma, avoue être ‘’d’accord que notre pays est champion dans la transformation négative parfois de ses valeurs pour des intérêts personnels ou des intérêts sectaristes. Mais, invite-t-il, nous devons comprendre qu’une société civile dynamique, efficace et crédible doit respecter certains nombre de valeurs’’.

En plus des divergences entre les acteurs de la société civile, le tissu social entre les citoyens est aussi affecté.

En cela, le président du CNOSCG indique que dans le pays, ‘’le niveau de méfiance, le repli identitaire a atteint un niveau que les gens seront jugés en fonction de leur nom de famille, en fonction de leur région. La conviction est revenue au second plan. (…) Je crois que pour inverser cette tendance, c’est la manière dont on va observer le principe d’impartialité et le comprendre’’.

Pour lui, la société civile n’est pas un parti d’opposition. L’opposition s’oppose au pouvoir et propose des alternatives. Le rôle de la société civile, ajoute Dansa Kourouma, c’est un rôle d’équilibre social, politique et économique. ‘’Il ne faut pas qu’on soit tiré de cette opposition stérile’’.

Et de conclure que l’opposition pour la société civile, c’est de constater, analyser les préoccupations des populations, proposer des alternatives, interpeller le pouvoir public sur ces responsabilités pour que les populations puissent bénéficier des ressources communes à tous.

Aliou BM Diallo
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