vendredi , 18 octobre 2019

Affaire drame de Rogbane : une pièce pour éclairer la lanterne

Le procès des prévenus sur le drame de Rogbané se poursuit à la cour d’Appel de Conakry. Mercredi dernier, à la barre, le président de la délégation spéciale de la commune de Ratoma, Sékouba Batouta Camara, a nié en bloc les faits ‘’d’homicides involontaires’’ pour lesquels il est poursuivi dans le drame qui a fait plus de 30 morts.

Sous le feu des questions de la partie civile, du ministère public et même de ses propres avocats, le prévenu dit ne pas être au courant de ce pourquoi il était devant la barre.

Il estime être un bouc émissaire dans cette affaire, insinuant que le premier qui devrait être interpellé c’est bien le Haut commandant de la gendarmerie, le Général Ibrahima Baldé.

Puisque, explique-t-il, ‘’le jour du drame, j’étais malade, je souffrais de l’hémorroïde. Sur mon lit d’hôpital, il (Général Ibrahima Baldé) m’a appelé deux fois pour me demander ce qui se passait à la plage de Rogbané. Je lui ai dit qu’il n’y a rien. La troisième fois qu’il m’a appelé, le drame s’est produit’’.

Alors que M. Batouta charge le Haut Commandant de la gendarmerie nationale, Général Ibrahima Baldé,  un document dont kaloumpresse.com s’est procuré écarte toute hypothèse faisant allusion de son rapport avec ce drame.

En effet, la structure organisatrice de l’événement, DEGG J FORCE 3 BANKHI SARL, à travers le label ‘’Meurs Libre Prod’’, dirigée par Abdoul Ahmad Mbaye, a adressé une ‘’lettre d’information’’ au Commandant de la gendarmerie régionale de la ville de Conakry, piloté par le Colonel Balla Samoura, reçu le 14 juillet à 15 heures.

La lettre d’information dit : ‘’dans le cadre de la mise en place de notre concert du lendemain de la fête de ramadan à la plage de Rogbane, un rendez-vous comme chaque, la structure DEGG J FORCE 3 BANKHI SARL, à travers le label ‘’Meurs Libre Prod’’ tient à informer l’autorité de la police des mœurs du genre et de l’enfance que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de cet événement’’.

Toujours dans cette lettre, le directeur de MLP précise que ‘’la structure compte utiliser comme chaque année une sécurité policière et civile pour la sécurité des personnes participant au spectacle. Cela pour vous assurer que toutes les dispositions sont déjà mises en place’’.

Ne pouvant pas prévoir les dégâts qui pouvaient advenir à la suite du concert du 29 juillet, M. Mbaye se réjouit du fait que sa structure soit classée parmi l’une des meilleures entreprises de production d’évènementiel en Guinée. ‘’En ce sens que nous n’avons jamais enregistré de dégâts matériel et humain avant, pendant et après nos évènements’’.

Alors, la lettre, selon nos informations, a été reçue au secrétariat général de la gendarmerie régionale de Conakry et dont accuser de réception a été signée le 14 juillet 2014 à 15 h13 mn.

Selon une source sûre, plusieurs jours après la réception de la lettre, la gendarmerie régionale de Conakry aurait stockée la lettre dans les tiroirs sans relayer l’information, notamment au Haut Commandement de la gendarmerie nationale, direction de la justice militaire. A qui la faute ?

La responsabilité de ce drame? Faut-il la rechercher entre la commission d’organisation de ce spectacle et le commandement de la gendarmerie régionale de Conakry qui n’auarait  pas remonté l’information à sa hiérarchie.

Aliou BM Diallo
+224 622 254 564
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