dimanche , 24 mars 2019

Elections en 2015 : ce que la CEDEAO exige des CENI…

Au cours de la 33ème session, le Conseil de médiation et de sécurité (Cms) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a encouragé, le vendredi 12 décembre 2014, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, la Guinée, le Togo et le Burkina Faso à organiser des élections apaisées.


L’année 2015 est sans nul doute importante et cruciale en Afrique de l’Ouest ou des scrutins électoraux à grands enjeux doivent se dérouler. Ce virage démocratique doit être réussi, semble s’imposer comme leitmotiv la Cedeao.

Dans un communiqué diffusé à l’issue de sa 33ème session tenue à Abuja, le Conseil de médiation et de sécurité (CMS) de la CEDEAO a recommandé, à cet effet, aux commissions électorales au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Nigeria et au Togo de veiller sur l’actualisation du fichier électoral de chaque pays afin d’éviter toute perte de confiance susceptible de perturber le processus.

«Le Conseil a recommandé à toutes les commissions électorales de veiller à faire en sorte que soit actualisé le fichier électoral de chaque pays afin d’éviter toute perte de confiance susceptible de perturber le processus » lit-on dans ce communiqué.

Mieux, le Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) exhorte également la Commission de la CEDEAO à assurer l’observation des différents processus électoraux et à organiser des missions appropriées pour appuyer les pays concernés.

Présidée par la ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale du Ghana, Hanna Serwaa Tetteh, la session s’est tenue en présence des ministres chargés des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Défense des 15 Etats membres ou de leurs représentants.

En Guinée, la commission nationale électorale est à la phase de préparation des élections locales et présidentielles en 2015. Face à une commission du parlement guinéen, l’institution électorale a fait part du « budget provisoire » estimé à 500 milliards de francs guinéens.

L’opposition, depuis quelques semaines, a retiré toute confiance en cette institution et réclame sa « recomposition » afin de répondre au paysage politique actuel, né des précédentes élections législatives. Elle avait même projeté l’organisation d’un « meeting géant » en Guinée à partir de ce lundi 15 décembre si ses exigences ne sont pas prises en compte par le pouvoir de Conakry.

Le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, au cours de cette session du Conseil de Médiation et de Sécurité, a indiqué que la situation préélectorale dans certains des pays concernés par des échéances électorales l’an prochain se caractérise déjà par une tension au sein de la classe politique.

M. Ouédraogo a laissé entendre que la Commission a mis au point des mesures à même d’assurer la conformité des processus conduisant à la tenue d’élections au Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO, soulignant que des évaluations préélectorales sont d’ores et déjà effectuées au Togo et au Nigeria.

La 46ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se tient , à Abuja, au Nigéria, les 14 et 15 décembre 2014.

 

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