lundi , 26 août 2019
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Grève de la faim au ministère des droits de l’Homme

Des jeunes cadres du ministère des Droits de l’Homme et des Libertés publiques ont déclenché mercredi 10 décembre une grève de la faim de trois jours. Un paradoxe au sein d’un département qui défend becs et ongles le respect des droits humains dans le pays.

 

Au nombre de trente (30), les travailleurs grévistes ont érigé une tente devant le département des droits de l’homme et des libertés et exigent la régularisation de leur situation sociale. Certains parmi eux, recrutés par le ministre Gassama, demandent d’être  employés à la fonction publique. D’autres, les fonctionnaires, veulent bénéficier des avantages liés à leur rang. Cette décision des grévistes est la suite de l’acte administratif pris par le ministre les renvoyant.

Se disant surpris de la décision du ministre, les frondeurs expliquent avoir demandé des conditions de travail adéquat, une prise en charge parce qu’avoir travaillé près de deux ans au compte du ministère, sans salaire. ‘’Nous travaillons tous les jours sans aucune mesure d’accompagnement même une prime de transport’’, se lamente Mory Douno, gréviste.

Ironie de l’histoire, le début de la diette a coincidé à la commémoration de la Journée mondiale des droits de l’Homme. En ce jours, le thème choisi par les Nations Unies est : ‘’365 jours de violation des droits de l’Homme’’.

Profitant de ce thème, les jeunes grévistes inscrivent sur leur banderole ‘’365 jours de violation des droits de l’Homme par le Ministre des droits de l’Homme et des libertés publiques’’. Ils fustigent une ‘’injustice’’ et réclament que le ministre les ‘’rétablisse dans leurs droits’’.

Comment en-est-on arrivé là ?

Au départ, les jeunes cadres ont adressé un projet de mémorandum au ministre Diaby. C’est à partir de ce mémo que le ministre aurait rédigé une note de service pour dire aux ‘’30 travailleurs de surseoir à toute activité en attendant la régularisation de leur situation par la Fonction publique’’.

‘’On voulait réclamer nos droits, on n’avait même pas fait. Le ministre m’appelle pour me menacer et me demander : il parait que vous voulez faire un sit-in ? Pourquoi vous voulez le faire ? Je dis notre situation ne fait que durer. Nous ne comprenons plus rien. Il dit d’accord, j’ai parlé avec le chef de l’Etat, et puis je prends un acte je vous renvoie tous’’, a expliqué à la presse Mory Douno.

Il y a une semaine, lors de son passage au Parlement pour la présentation de son budget sectoriel, Kalifa Gassama Diaby soulignait le cas de certains jeunes cadres qui évoluaient dans son ministère sans aucun traitement mensuel: ‘’Il y a des jeunes dans ce département qui ne sont pas payés depuis 16 mois, mais nous continuons de travailler et cela ne nous a pas découragés. Depuis que nous sommes là, mon département n’a pas reçu de budget’’.

Et le ministre de reconnaître que : ‘’nous avons une petite dizaine de fonctionnaires soutenue par des jeunes contractuels qui ne sont pas payés depuis la création du département. Ils sont engagés avec nous pour servir leur pays’’.

Aliou BM Diallo
+224 622 25 45 64
contact@kaloumpresse.com

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