dimanche , 18 août 2019

L’histoire du corrupteur, l’imam et l’ingénieur minier

Inconnu sur la scène minière guinéenne jusqu’au 19 juillet 2013, date à laquelle il avait décroché une autorisation de reconnaissance d’or (N°2013/072/MMG/DNM), Saïdouba Soumah est désormais en prison !

 

Le co-gérant de la Société minière de Nafadji est accusé d’avoir tenté de corrompre un agent du ministère des mines, en l’occurrence Alhassane Camara, ingénieur et membre du Comité technique de revue des titres et conventions miniers.

Le 17 janvier 2014, Soumah avait bien vu son autorisation de reconnaissance, pour une zone située dans la préfecture de Mandiana, renouvelée. Mais le 24 février, lorsqu’il avait introduit auprès du ministère une demande de permis de recherche, il avait été confronté, comme bien d’autres compagnies à l’époque, au gel du cadastre minier, en pleine révision. Pour tenter néanmoins de décrocher un permis, il avait réuni 25 000 dollars auprès de ses partenaires ; il en aurait reversé une partie à Camara, ce que ce dernier nie énergiquement.

Le 29 octobre, Soumah a reçu une lettre du Centre de promotion du développement minier l’informant qu’en raison de la modernisation du cadastre, toutes les demandes de nouveaux titres avaient été interrompues.

Se sentant floué, il s’en est ouvert à un proche, l’imam Mamadou Saliou Camara, personnalité religieuse d’envergure nationale, qui n’a pas tardé à en informer… le ministre des mines, Kerfalla Yansané ! Celui-ci a convoqué Camara et dévoilé au grand jour la tentative de corruption présumée de Soumah, qui a ensuite été rapidement emprisonné.


Africa Mining Intelligence

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