lundi , 17 décembre 2018

Le Port de Conakry paralysé par une grève illimitée

Les activités au port autonome de Conakry, poumon économique du pays, tournent au ralenti. La section syndicale des opérateurs des sociétés portuaires a déclenché une grève générale illimitée à compter du jeudi 4 décembre jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications.

 

Ils ont arrêté toutes les activités portuaires pour exprimer leur mécontentement face au blocage des négociations engagées il y a quelques semaines avec les autorités.

Port de conakry guineeIls exigent l’annulation pure et simple de la décision du directeur général du Port autonome de Conakry attribuant le monopole de la gestion du terminal conventionnel à la française Bolloré.

Une commission de travail avait été mise en place pour trouver une solution à la crise, après une rencontre avec le président Alpha Condé. Selon Mory Keita, syndicaliste, les travaux de cette commission sont tombés dans l’impasse.

‘’Après une rencontre avec Alpha Condé, il était question de se trouver pour statuer sur le dossier en suspendant momentanément la décision du directeur du port.  Il y avait autour de la table de négociation par son ministre conseiller chargé des questions maritimes, le secrétaire général du ministère des transports, le directeur général du port et son adjoint, ainsi que les centrales syndicales’’, confie le secrétaire général de la section syndicale de Getma.

A l’en croire, les facilitateurs censé trouver un terrain d’entente entre les parties en négociation, se sont comportés en juge et partie civile et soutenaient mordicus au grand dam des opérateurs portuaires le transfert des activités du terminal conventionnel au terminal conteneur.

Le syndicaliste va plus loin et révèle qu’un membre de la confédération nationale des travailleurs de  Guinée a été violenté lors du dernier jour de négociation. Voyant leur avenir s’assombrir, les opérateurs portuaires ont décidé de passer  à la vitesse supérieure. Un préavis de grève a été déposé à l’Agence de gestion de la main d’œuvre portuaire (Agemap) et à l’inspection générale du travail. Et comme ‘’nos emplois n’étaient plus garantis, il fallait partir en grève pour nous faire entendre. Car 1098 employés risquent d’aller au chômage’’, affirme Mory Keita.

VisionGuinee.Info

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