samedi , 24 août 2019
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Grand oral réussi de Kaliffa Gassama Diaby devant les députés

Le ministre des Droits de l’Homme et des Libertés publiques, a présenté à l’Assemblée nationale mercredi 3 décembre, la politique sectorielle de son département et le budget y afférant pour l’année 2015.
Devant 70 élus présents sur 114, Kalifa Gassama Diaby a déclaré que la création du ministère qu’il dirige n’est pas fortuite. Car, il a pour mission fondamentale de défendre les droits humains. C’est pourquoi, explique-t-il, vu les différentes violations des droits de l’homme dans le pays depuis l’accession à l’indépendance, il n’a pas droit à l’erreur.

Il a soutienu que la Guinée, depuis son indépendance jusqu’à nos jours, connait des « graves et préoccupantes violations » des droits et libertés fondamentales des citoyens et des non citoyens.

 »Nier ou minimiser cela pour des raisons idéologiques politiquement partisanes, communautaristes ou culturelles, c’est faire preuve d’un aveuglement coupable ».

Il enfonce le clou : ‘’la Guinée d’hier, tous les régimes confondus ne respectaient pas les droits de l’homme. Aujourd’hui non plus ! »

Diaby a précisé qu’en tant que ministre, lorsque qu’il constate des violations des Droits de l’homme, il ne compare pas le système ou le régime d’aujourd’hui et le régime passé, puisque dans le passé on ne parlait pas, et les Droits de l’homme n’étaient pas respectés. Mais pour lui, « ce n’est pas parce qu’hier on ne respectait pas qu’on peut aujourd’hui en prendre le prétexte pour violer davantage ».

D’où l’intérêt de la création d’un département des Droits de l’homme, même si cela ne suffit pas en  elle-même pour régler le problème.

Devant les parlementaires, le ministre a confié être « une anomalie institutionnelle ». « Je vis avec cette anomalie, et je fais le choix d’assumer les choses dans l’honneur de notre pays et du chef de l’Etat qui m’a placé à ce poste », a-t-il poursuivi.

Alors que ses différentes réactions face à ce qu’il appelle « graves violations’’ des droits de l’homme sont interprétées différemment, Gassama Diaby a tenu à apporter une précision. « A ceux qui pensent que le ministre des Droits de l’homme n’est pas solidaire de son gouvernement, je voudrais dire à ce lieu symbolique pour une démocratie, qu’il ne saurait y avoir de solidarité dans l’illégalité, et que le gouvernement, les ministres ne peuvent se placer en dessus de la loi. Lorsque la loi est violée, il n’y a pas un débat de solidarité », a-t-il affirmé haut et fort M. Diaby sous des ovations nourries par les députés des différents bords politiques.

Pour lui, la question de la solidarité  est une question politique et technique, et non pas juridique. « L’Etat de droit est un principe qui s’impose à tout le monde, y compris, ceux qui au paravent, pensaient être au-dessus de la loi, notamment les gouvernants ».

C’est en ces termes qu’il a assuré de rester solidaire de son gouvernement. Il a en outre affirmé qu’on le tienne « coupable de ce que feront l’ensemble des membres du gouvernement, en attendant, en tant que ministre des droits de l’homme, qu’il fasse son travail dans le respect des corpus juridiques dans notre pays ».

Aliou BM Diallo
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