dimanche , 9 août 2020

L’appel d’offres pour le gisement de Simandou en préparation

La Guinée se prépare à lancer un appel d’offres pour afin d’attribuer les droits miniers d’une partie de Simandou, le plus grand gisement inexploité de minerai de la planète. La société BSGR du milliardaire, Steinmetz et Vale SA ont perdu ces droits en Avril, suite à une décision du gouvernement guinéen.

Le ministre guinéen des mines est à Paris pour préparer l’appel d’offres avec des avocats, a déclaré, le président Alpha Condé. Il n’a pas donné de détails sur le calendrier du processus. BSGR et Vale, le plus grand exportateur de minerai de fer au monde, avaient prévu un projet de 10 milliards de dollars pour Simandou.

La Guinée a révoqué les licences d’exploitation après avoir présenté ce qu’elle a appelé des preuves de corruption dans l’attribution des permis. L’appel d’offres aurait suscité l’intérêt d’Arcelor Mittal, premier sidérurgiste mondial, et Glencore Plc BSGR cherche à bloquer le processus de révocation de son permis d’exploitation et a déposé une demande d’arbitrage au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements contre la Guinée. Les droits d’exploitation de Simandou ont été confisqués illégalement « à travers un processus profondément erroné et fondé sur des preuves non fiables et non testé, » a annoncé BSGR.

En rappel, En Septembre , BSG Resources (BSGR), la branche minière du conglomérat du milliardaire israélien Beny Steinmetz, a déposé une demande formelle d’arbitrage dans le but d’être compensée par la Guinée suite à l’annulation de son permis pour exploiter le gisement de Simandou. Le bureau d’avocats Mishcon de Reya a été chargé par BSGR pour la représenter dans sa plainte de 5 milliards de dollars contre la Guinée. Basé à Londres, le partenaire d’arbitrage de l’entreprise, Karel Daele, dirige ce qui est un des plus grands cas d’arbitrage auprès du Centre international de la Banque mondiale pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Quant à la Guinée sa défense sera assurée par le bureau Orrick, Herrington & Sutcliffe qui est basé à Paris.

Source : Bloomberg

 

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