vendredi , 15 novembre 2019

Depuis Ouagadougou Dadis Camara s’exprime

 

RFI
Quatre jours après la chute de Blaise Compaoré au pouvoir du Faso, l’exilé ‘’politique’’ Guinéen, depuis 2010 au pays des ‘’hommes intègres’’, l’ex chef de la junte le Capitaine Moussa Dadais Camara s’est exprimé ce matin sur les ondes de Bonheur fm.

 

 

 

‘’Je ne suis pas Burkinabé, je suis un exilé politique. Un ancien Président Guinéen. Je suis là, je ne mêle pas de la politique.’’, se démarque le Capitaine Dadis Camara. Pour lui, le Burkina appartient aux Burkinabé. ‘’Ce n’est pas un exilé politique qui va chercher à s’arroger et venir parler de quoique ce soit’’.

 

Dans un langage clair, l’ex homme fort de la Guinée, au lendemain du décès du général Lansana Conté en décembre 2008, se plie de tout commentaire par rapport à la chute de Blaise Compaoré.

 

‘’Je me réserve de parler de tout ce qui se passe ici au Burkina parce que je respect ce peuple qui m’a grandi, qui m’a  donné tous les honneurs jusqu’à maintenant. Je n’ai pas la prétention de donner un avis. Je ne suis pas Burkinabé, je suis un exilé politique. Un ancien Président Guinéen’’, déclare Dadis Camara.

 

Le Capitaine affirme qu’il aime le Burkina parce que si ce pays ne l’aimait pas, ‘’je ne serais pas là depuis 2010 jusqu’à maintenant’’, précisant qu’il ne pouvait imaginer un seul instant de ses jours vivre sur le sol burkinabé.

 

Mais, ajoute-t-il, ‘’à travers les sacrifices que j’ai eu à faire pour vous Guinéens, ce peuple a vu ça. Les mass médias ne mentent pas. C’est pour cette raison que le peuple de ce pays me considère comme un homme honnête. Je suis là, je ne mêle pas de la politique. Le Burkina appartient aux Burkinabé. Ce n’est pas un exilé politique qui va chercher à s’arroger de quoique ce soit. Quelle que soit la question, je ne lui parlerai pas actuellement de ce qui se passe ici’’, confie le Capitaine à nos confrères de Bonheur Fm.  

Pour rappel, Moussa Dadis est en séjour à Ouagadougou, à la demande de la communauté internationale. Ceci dit-on, ‘’pour empêcher tous agissements que pourrait entrainer son retour en Guinée’’.

 

Il a perdu le pouvoir le 03 décembre 2009, suite à la tentative d’assassinat sur sa personne par son aide du camp, le Lieutenant Aboubacar Toumba Diakité. Frôlé à sa tête par une balle, il a été évacué d’urgence sur le Maroc dans un avion médicalisé, puis Moussa Dadis sera conduit, pour sa convalescence, dans la capitale du « pays des hommes intègres ».

 

Le bouillant Dadis  reste également dans la ligne de mire de la Cour Pénale Internationale (CPI). Il reçoit de temps en temps un pool de juges qui enquête sur les tueries du 28 septembre 2009 dans un stade de Conakry. Pour parer à une éventuelle candidature de Dadis, les forces vives avaient appelé à un meeting au stade du 28 septembre. Un meeting qui a été réprimé dans le sang. Le bilan faisait état de plus de 150 civils massacrés, des centaines des femmes violées et des dizaines des disparus.

 

 

La principale question, Blaise Compaoré déchu, quel sort pour Dadis Camara à Ouagadougou ?


Aliou BM Diallo
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