lundi , 24 juin 2019

Reproché de ‘’surfacturation’’, le département des sports se disculpe

Après les deux précédentes rencontres comptant pour les éliminatoires de la CAN 2015 au Maroc, le ministère des sports a été accusé de surfacturation à Casablanca. Ce lundi, pendant une conférence de presse, à Conakry, la ministre Domani Doré et son staff ont brisé le silence pour se défendre.

Pour enlever le doute dans la tête des gens en ce qui concerne l’affaire dite de surfacturation, le ministère des sports informe aux journalistes avoir reversé au trésor public 161 680 euros, soit plus d’1 milliard et demi de francs guinéens.

Des sources concordantes, cette controverse est née au lendemain du match Guinée- Ghana qui s’est disputé en octobre 2014 au Stade Mohamed V de Casablanca. La Guinée étant le pays d’accueil, les règlements exigeraient que le pays d’accueil prenne en charge les frais d’hébergement des hôtes.

C’est ainsi qu’au lendemain dudit match, des confrères ont accusé le ministère des sports d’avoir gonflé les frais d’hôtel de la sélection ghanéenne, ajoutant qu’au lieu de 105 euros la chambre, Domani Doré aurait facturé 400 euros la chambre.

Pour faire taire toute polémique sur cette affaire, le directeur administratif des affaires financières du ministère, Dabo Amara qui a expliqué que son ministère a préparé un budget prévisionnel allant jusqu’à vingt milliards pour les éliminatoires de la CAN.

‘’Mais je vous mets à l’aise, tout ce montant n’a pas été injecté aujourd’hui. Heureusement, on a pu préparer un budget à la hausse pour éviter des imprévus. Avec ce budget, nous avons pu supporter les coûts des Cadets engagés dans les éliminatoires de la CAN de leur catégorie jusqu’à leur qualification », précise-t-il.

Et de rappeler que « depuis le début des éliminatoires, le ministère des sports à travers la division des finances a reversé au trésor public 161 680 euros, soit un milliard 453 millions de francs. « Nous avons reversé au Trésor public, j’ai les reçus de versement qui en font foi. Cela ne date pas d’aujourd’hui mais depuis septembre ».

Le DAAF  assure que tout ce que le ministère a fait, ‘’c’est avec la fédération »
Parlant des préparatifs des matches des éliminatoires de la CAN 2015, Amara Dabo dit avoir travaillé de concert avec la fédération guinéenne de football. « Tout ce que le ministère des sports a fait, nous ne l’avons pas seul. La fédération étant des techniciens, j’ai toujours avec M. Brahima Blasco Barry pour tout ce qui est lié à l’organisation, à la logistique, à l’hébergement. Nous ne l’avons jamais fait seuls, nous avons toujours associés la fédération. A chaque mission qu’on effectue hors du pays dans le cadre des éliminatoires, nous ne l’avons jamais fait seuls. On l’a toujours fait avec la fédération ».

S’agissant de l’organisation du premier match du Syli national contre le Togo à Casablanca, M. Dabo annonce que c’est la fédération royale marocaine qui a suggéré à la Guinée de se rapprocher d’une agence spécialisée locale pour l’aider à organiser ses matches au Maroc.

Abordant le cas d’éventuelle surfacturation liée aux hébergements de l’équipe nationale, Amara Dabo soutient que ni son ministère, ni la fédération, n’est impliquée directement dans les négociations. Au contraire, c’est la fédération royale marocaine, qui a mis à la disposition de la Guinée d’une agence pour tout ce qui est logement et logistique.

« J’ai appris que le ministère des sports a surfacturé les nuits d’hôtel à 400 euros, moi en tant que DAAF, qui procède au paiement des factures, je m’inscris en faux. Les factures de l’agence sont disponibles ».

Pour une délégation de 35 personnes poursuit Dabo, le ministère des sports a l’habitude de donner onze chambres doubles pour 22 joueurs, et treize chambres singles pour les treize encadreurs. Pour les premières, l’agence a facturé à 185 euros, et les chambres singles à 145 euros.

Toutefois,  l’argentier du ministère des sports souligne que ces accusations de surfacturation seraient parties après une incompréhension lors de la réunion technique du match Guinée- Ghana.

« Lors de cette réunion, le délégué ghanéen avait parlé de cent euros. J’ai levé la main pour dire que ce n’est pas ce montant que nous avons payé. Le commissaire n’a pas voulu qu’on en parle. Ce qui a laissé des suspicions chez certains. Au lieu de 185 et 145 euros, beaucoup ont parlé ici de 400 euros la nuitée. Je pense que toute cette suspicion est venue de là ».


Aliou BM Diallo
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