mercredi , 18 septembre 2019
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Guerre de syndicalistes au port de Conakry

Trois centrales syndicales ont balayé d’un revers de la main lundi l’accord passé la semaine dernière entre le président Alpha Condé, la CNTG et l’USTG, les deux anciens syndicats du pays, sur la gestion du port conteneurs de Conakry par le groupe français Bolloré.

 

Comme il fallait s’y attendre, les centrales syndicales la COSATREG, la CGFOG et l’ONSLG dénoncent une décision unilatérale du chef de l’Etat et de leurs camarades qui ne prend pas en compte les préoccupations des travailleurs du terminal à Conteneurs.

 

« L’accord signé sur la situation du port autonome de Conakry et le groupe Bolloré est un non événement et cela n’engage que les signataires », ont indiqué la COSATREG, la CGFOG et l’ONSLG au cours d’une conférence de presse.

 

Lors d’une audience accordée à la CNTG et à l’USTG, le 29 octobre dernier, le président Condé avait proposé la mise en place d’une commission de concertation afin de discuter de la question liée au transfert du trafic RoRo du terminal conteneurs, à compter du 1er Novembre 2014.

 

Pendant l’audience présidentielle il a été décidé que la commission de réflexion soit composée des deux centrales syndicales reçue à Sèkhoutouréyah, le Secrétaire général du ministère des Transports et le Directeur général du Port autonome de Conakry.

La COSATREG, la CGFOG et l’ONSLG, laissées à quai pendant l’audience du chef de l’Etat, constatent qu’aucune préoccupation syndicale n’a ainsi été prise en compte.

 

Dans une déclaration publiée lundi à Conakry, elles fustigent une « volonté manifeste de procéder à des manipulations et récupérations par certains leaders syndicaux », et « le refus d’annuler la lettre N° 0688 datée du 30 juillet 2014 du Directeur Général du Port AUTONOME de Conakry accordant de facto l’exclusivité de la gestion du port de Conakry au groupe Bolloré ».

« Les centrales syndicales signataires dénoncent avec fermeté le comportement anti syndical de certains leaders syndicaux qui est de nature à ternir l’image du mouvement syndical guinéen », fulminent-elles dans la déclaration lue à l’occasion par leur porte-parole, Pierrette Tolno.

Elles appellent à la mise en place d’un cadre réglementaire de concertation qui ne soit pas la Présidence de la République, mais qui « inclut tous les acteurs concernés ».

 

Sériane Théa

+224 622 85 68 59

contact@kaloumpresse.com

 

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