jeudi , 2 avril 2020

L’exploitation artisanale de l’or à Siguiri : un documentaire au cœur de l’orpaillage

‘’Les entrailles dans l’orpaillage’’, c’est l’intitulé d’un documentaire de 14 mn, réalisé par l’ONG ‘’Action Mines Guinée’’. Ce film tourné dans la zone d’exploitation artisanale de l’or, à Siguiri, (700 km) à l’est de la Guinée, est une invite auprès de l’Etat et des partenaires pour une réglementation dans ce secteur.

Lors du visionnage de ce film documentaire, ce lundi à Conakry, le Président de l’ONG, Amadou Bah a rappelé que la Guinée est dotée d’énormes richesses minières, dont l’or.

Au-delà de l’exploitation industrielle de ce métal précieux, souligne-t-il, les populations des zones minières se battent dans des galeries à la recherche de bien être souvent dans des conditions précaires. Pourtant, l’exploitation artisanale a un poids économique considérable sur le secteur.

‘’Le secteur souffre d’une réglementation inadéquate pour participer convenablement à la croissance économique du pays. L’exploitation artisanale impacte négativement sur l’environnement, exposant ainsi les populations de ces zones à des problèmes sanitaires et sécuritaires’’, fait remarquer Amadou Bah.

Le documentaire touche plusieurs secteurs socioéconomiques de la localité minière. Il parle de la du système de santé (inadéquat), de la dégradation de l’environnement, de manque d’infrastructures éducatives, de manque d’eau potable, de la prostitution, de la dépravation des mœurs, de l’envahissement de la mine par des étrangers…

Présent à cette rencontre, le directeur national des mines au département des mines et de la géologie, Fodé a tout de même reconnu l’absence de l’Etat dans cette zone aurifère, exploitée de façon ‘’extravagante’’.

‘’Il promet que l’Etat va bientôt revenir pour réglementer ce secteur.  Pour cela, on doit faire l’état des lieux. C’est vrai, l’Etat s’est effacé complétement. Aujourd’hui, les gens exploitent l’or dans  les zones attribuées aux sociétés minières. Mais nous séparer comme on a fait pour le diamant. A ce niveau, il y a une zone attribuée uniquement aux exploitants artisanaux Guinéens qui doivent aussi jouir des bienfaits de cette nature. Nous voulons faire la même chose pour l’or aussi. On leur donne par exemple un hectare à exploiter de façon artisanale’’, a développé M. Bérété.

Mais pour que ça soit concret, il est indispensable de déterminer les domaines appropriés. Et c’est là, le retour de l’Etat. Il promet que très bientôt, les services de l’Etat seront au rendez-vous pour remettre de l’ordre dans l’exploitation artisanale de l’or.

Aliou BM Diallo
+224 622 25 45 64
contact@kaloumpresse.com

 

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